Climat-L'Allemagne va limiter le recours au charbon d'ici 2020

mercredi 3 décembre 2014 12h10
 

BERLIN, 3 décembre (Reuters) - Le gouvernement allemand a approuvé mercredi un plan de réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2) portant sur un maximum de 78 millions de tonnes d'ici 2020, qui devrait conduire à la fermeture de certaines centrales électriques au charbon, pour permettre à la première économie d'Europe d'atteindre ses objectifs de lutte contre le réchauffement climatique.

Le gouvernement de la chancelière Angela Merkel s'est fixé pour objectif une réduction de 40% de ses émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2020 par rapport aux niveaux de 1990.

Il estime que cet objectif, plus ambitieux que celui fixé par l'Union européenne d'une réduction de 40% d'ici 2030, va exiger des efforts de la part des opérateurs dans le domaine de l'électricité et des transports.

"Le projet sur l'énergie a été approuvé", a indiqué une source gouvernementale, précisant que les détails de son contenu seraient présentés dans la journée.

L'Allemagne a fait de sa transition énergique une priorité politique avec l'abandon du nucléaire et la réduction de l'utilisation des énergies fossiles au profit d'énergies renouvelables dans la production d'électricité.

Dans le cadre de cette stratégie, le géant allemand des services aux collectivités E.ON a décidé de séparer ses activités de production conventionnelle d'électricité et de se recentrer sur les énergies renouvelables et les réseaux de distribution.

Après une réduction des émissions liées à la modernisation de l'industrie est-allemande au lendemain de la réunification en 1990, la production de CO2 est repartie à la hausse.

L'une des mesures les plus controversées du plan est l'obligation faite aux opérateurs de centrales au charbon de réduire leurs émissions d'au moins 22 millions de tonnes, ce qui équivaut à la fermeture d'au moins huit centrales.

Le charbon représente environ un tiers des émissions de CO2 en Allemagne et 45% de la production d'électricité, contre 25% pour les énergies renouvelables.   Suite...