LEAD 1-Chine-Les services accélèrent mais sans convaincre

mercredi 3 décembre 2014 08h13
 

PEKIN, 3 décembre (Reuters) - La croissance du secteur des services s'est un peu accélérée en Chine en novembre, sans que cela doive apaiser ceux qui redoutent un ralentissement généralisé de l'activité de la deuxième économie mondiale.

Cela étant, les indices PMI encourageants du secteur tertiaire tranchent avec ceux publiés deux jours auparavant et révélant une croissance nulle du secteur manufacturier.

Ces indices avaient poussé certains économistes à prédire une nouvelle baisse des taux en Chine dans les mois à venir, après la réduction inattendue survenue le 21 novembre.

"Ca empire plutôt que ça ne s'améliore", estime Louis Kuijs, économiste chez RBS à Hong Kong, notant que même si le marché immobilier chinois se redressait, cela ne se traduirait sans doute pas par un rebond marqué de la croissance en 2015.

"Je prédis une nouvelle baisse des taux, à 5,25% au premier trimestre", ajoute-t-il, observent toutefois que cela dépendra des statistiques et que si les autorités peuvent s'en passer, elles le feront.

L'indice PMI officiel des directeurs d'achats des services est ressorti à 53,9 en novembre contre 53,8 en octobre, bien au-dessus de la barre des 50 qui sépare la croissance de la contraction. L'indice HSBC/Markit pour ce même secteur des services s'est inscrit lui à 53,0 le mois dernier contre 52,9 en octobre, avec un sous-indice des nouveaux contrats affichant sa plus forte hausse depuis deux ans et demi.

Les indices ont toutefois donné une image contradictoire d'un marché du travail qui passe pour être une préoccupation constante des autorités chinoises lorsqu'il s'agit de définir la politique monétaire.

L'indice PMI officiel a révélé une cinquième contraction mensuelle consécutive de ce marché, avec un sous-indice de 49,5 en novembre, alors que ce même sous-indice pour le PMI HSBC/Markit montre que les sociétés de services continuent d'embaucher.

Ayant représenté en 2013 quelque 46% du PIB chinois, le secteur tertiaire a mieux résisté au ralentissement de la croissance que le secteur secondaire et les autorités souhaitent que le premier supplante le second à l'avenir.   Suite...