La Grèce refuse les dernières conditions de la "troïka"-Samaras

mardi 2 décembre 2014 22h10
 

ATHÈNES, 2 décembre (Reuters) - La Grèce a rejeté les demandes d'alourdissement de sa fiscalité et de baisse de revenus demandés par ses bailleurs de fonds internationaux, a annoncé mardi le Premier ministre Antonis Samaras mardi.

Le gouvernement grec est engagé dans des négociations difficiles avec les inspecteurs de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) qui ont décidé de ne pas envoyer à Athènes au début du mois une mission d'inspection initialement prévue.

Des divergences persistantes font douter que les deux parties puissent se mettre d'accord d'ici la date limite du 8 décembre et permettre ainsi à la Grèce une sortie anticipée, avant la fin de l'année, de son programme d'aide international.

"Alors que nous négocions notre dernière évaluation, nos créanciers ont fixé des conditions comprenant des hausses d'impôts et des baisses de revenus mais nous les avons rejetées", a déclaré Antonis Samaras lors d'une conférence économique.

Il a ajouté que le gouvernement avait accepté en contrepartie quelques autres mesures, sans plus de détails.

Le gouvernement grec joue sa survie sur la sortie du plan d'aide international. Il espère qu'une sortie anticipée l'aidera à passer l'obstacle de l'élection présidentielle de février et lui épargnera des législatives anticipées. (Lefteris Papadimas, Juliette Rouillon pour le service français)