IPO-Le numéro un chinois de l'immobilier veut lever $6 milliards

mardi 2 décembre 2014 12h43
 

PEKIN/HONG KONG, 2 décembre (Reuters) - Wang Jianlin, quatrième fortune de Chine, envisage de lever jusqu'à six milliards de dollars (4,82 milliards d'euros) en mettant en Bourse Dalian Wanda Commercial Properties (IPO-DWC.SS: Cotation) afin de financer l'expansion de son empire immobilier.

A la tête d'une fortune évaluée à 13,2 milliards de dollars par le magazine Forbes, l'entrepreneur chinois détient une centaine de Wanda Plaza, des complexes immobiliers luxueux bâtis au coeur des villes à usage mixte intégrant des commerces, des hôtels, des bureaux, des appartements et même des rues piétonnes.

Son groupe est présent dans 112 villes situées dans 29 provinces chinoises.

Deuxième promoteur immobilier au monde pour les centres commerciaux et les bureaux, Dalian Wanda Commercial Properties a obtenu lundi le feu vert de la Bourse de Hong Kong pour son introduction en Bourse (IPO). Elle sera la plus importante en Asie, à l'exclusion du Japon, de ces quatre dernières années.

Le groupe espère y lever jusqu'à six milliards de dollars pour financer une dizaine de projets en Chine, selon une source proche du dossier, qui a requis l'anonymat.

Dalian Wanda Commercial Properties envisage également de se développer dans les dix plus grandes villes du monde au cours de la prochaine décennie, et a commencé l'année dernière avec Los Angeles, Chicago, Londres, Madrid et la ville australienne de Gold Coast.

Le marché de immobilier en Chine est en plein marasme et les projets de villes Wanda pèsent sur la dette du groupe.

"Dalian Wanda a beaucoup de projets et tout cela nécessite des liquidités", a déclaré une personne proche du dossier, qui n'était pas autorisée à s'exprimer publiquement sur le sujet. "Après l'introduction en Bourse, il pourrait également émettre des obligations qui aideront à réduire les coûts de financement", a-t-il ajouté

Wang Jianlin avait déjà cherché à coté Dalian Wanda Commercial Properties à Hong Kong en 2005, mais le projet avait échoué pour des raisons réglementaires. (Matthew Miller et Clare Jim, avec Fiona Lau, Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)