** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

vendredi 28 novembre 2014 18h06
 

PARIS, 28 novembre (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont
effacé leurs pertes initiales vendredi en clôture après avoir été affectées dans
la journée par le plongeon des valeurs de l'énergie au lendemain de la décision
de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de ne pas réduire sa
production malgré la chute des cours du brut.
    La décision de l'Opep de ne pas modifier sa production signifie que le
cartel a renoncé, faute de consensus, à exercer son rôle de régulateur, estiment
dans une note les analystes de la Société générale. 
    Parmi les grandes places européennes, Londres est la seule en baisse avec un
 Footsie en recul toutefois très limité, de 0,01%, conséquence
essentiellement de la chute des valeurs de l'énergie. A Paris, l'indice CAC 40
 a terminé en hausse de 7,84 points, soit 0,18% à 4.390,18 points. Le Dax
allemand a gagné 0,06%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 %
a pris 0,19% et le FTSEurofirst 300 0,03%%. Sur l'ensemble de la
semaine l'indice parisien a progressé de 0,99%.
    A la clôture en Europe, les grands indices boursiers américains étaient en
légère hausse, entre 0,02% et 0,38%, les marchés étant relativement calmes pour
une séance écourtée en raison du "Black Friday", jour suivant Thanksginving et
période qui donne le départ des fêtes de fin d'année outre-Atlantique.
    L'indice sectoriel européen de l'énergie, qui réunit des géants tels
que BP, Royal Dutch Shell et Total, a reculé de 20%
sur les cinq derniers mois et a fini en baisse de 3,5%. A Paris, Total abandonne
1,98%, signant la plus forte baisse du CAC, devant le parapétrolier Technip
 (-1,88%). 
    Ailleurs en Europe, Statoil a plongé de 7,34% et Galp Energia
 de 5,77%. 
    Sur le marché des changes, le dollar s'est renforcé face à un panier de
devises de référence (+0,80%), en réaction à la décision de l'Opep qui a
entraîné le recul de monnaies liées aux matières premières comme la couronne
norvégienne, tombée à son plus bas niveau en cinq ans face à l'euro.
    Les rendements des obligations de la zone euro se sont maintenus près de
leurs plus bas record, la baisse des prix de l'énergie pesant sur les prix à la
consommation de l'ensemble de la zone et renforçant l'hypothèse de nouvelles
mesures de soutien à la croissance de la Banque centrale européenne (BCE).
    L'inflation a de nouveau ralenti en novembre dans la zone euro, à 0,3% en
rythme annuel après 0,4% en octobre, selon la première estimation d'Eurostat.
 
                   
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 
       

 (Claude Chendjou pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)