La France reste numéro un pour les dépenses sociales - OCDE

lundi 24 novembre 2014 15h29
 

PARIS, 24 novembre (Reuters) - Les dépenses sociales restent à des niveaux historiquement élevés dans la majorité des pays de l'OCDE, y compris en France où leur proportion est la plus forte même si elle devrait très légèrement diminuer cette année, selon une étude publiée lundi.

L'Organisation de coopération et développement économiques table ainsi sur des dépenses sociales qui atteindraient 31,9% du produit intérieur brut en France cette année, soit à peine moins que le record de 31,95% atteint en 2013.

Suivraient la Finlande, avec 31,0% et la Belgique (30,7%), alors que la moyenne de l'OCDE se situerait à 21,6%.

Les dépenses sociales de la zone OCDE devraient se situer en moyenne cette année 2,7 points de PIB au-dessus de leur niveau d'avant-crise, en 2007, et 0,3 point sous leur plus haut touché en 2009 au plus fort de la crise.

Les plus fortes hausses sont enregistrées en Finlande (+7,4 points), Espagne (+5,4 points) et Belgique (+5,3 points), la France affichant une progression de 3,4 points par rapport à 2007. Seule la Hongrie fait exception avec un recul de 0,8 point, à 22,1%.

L'OCDE relève que plusieurs pays, dont l'Allemagne, le Canada, la Grèce, l'Irlande, l'Estonie et le Royaume-Uni, sont parvenus à des baisses sensibles de leurs dépenses rapportées au PIB par rapport aux plus hauts de la crise.

Le poste le plus important reste celui des retraites, qui représentait 15,8% du PIB en Italie, soit deux fois plus que pour la moyenne des pays de l'OCDE (7,9%) en 2012, et 13,8% en France. Quant aux dépenses de santé, elles représentent 6,2 points de PIB dans la zone OCDE mais 8,6 points en France.

L'OCDE souligne que ces classements concernent uniquement les dépenses publiques. En ajoutant les dépenses privées et l'impact de la fiscalité incitative, les Etats-Unis passent du 24e rang au deuxième pour les dépenses sociales juste derrière la France.

L'étude de l'OCDE : bit.ly/1yM6diW

(Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)