France-Cambadélis critique le projet de loi Macron

dimanche 23 novembre 2014 20h12
 

PARIS, 23 novembre (Reuters) - Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a critiqué dimanche le futur projet de loi d'Emmanuel Macron, jugeant trop importante l'augmentation du nombre de dimanches lors desquels il sera possible de travailler.

Il a par ailleurs fermé la porte à un éventuel assouplissement des 35 heures, qui serait proposé par un rapport franco-allemand présenté la semaine prochaine, selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Quand le projet de loi pour la croissance et l'activité sera présenté par le ministre de l'Economie, "il y aura vraiment un sujet sur la question du travail du dimanche", a dit Jean-Christophe Cambadélis lors de l'émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

"Le nombre de semaines qu'on nous propose, c'est-à-dire 12 semaines, c'est trop", a-t-il ajouté, en référence au passage proposé de 5 à 12 du nombre de dimanches où il sera possible de travailler sous certaines conditions. "C'est une discussion que nous aurons avec le ministre mais je pense que c'est trop."

Plus généralement, "je trouve que c'est une loi fourre-tout, il y a trop de choses dedans", a poursuivi Jean-Christophe Cambadélis.

Le texte, qui prévoit aussi notamment des mesures pour les professions réglementées comme les notaires, pourrait être présenté fin janvier à l'Assemblée nationale et en mars au Sénat, selon Emmanuel Macron.

Interrogé sur un éventuel assouplissement des 35 heures, Jean-Christophe Cambadélis a répondu : "Les 35 heures, je crois que le président de la République, et je suis certain le Premier ministre, ont fermé la porte à leur assouplissement."

"Le premier secrétaire du Parti socialiste dit : 'non'", a-t-il ajouté.

Sans toucher à la durée légale du travail à 35 heures, Emmanuel Macron s'est à nouveau prononcé cette semaine pour un élargissement des possibilités d'y déroger en cas d'accord majoritaire dans l'entreprise ou la branche professionnelle.

Jean Pisani-Ferry, co-auteur du rapport franco-allemand qui sera remis la semaine prochaine au gouvernement, a quant à lui précisé à Reuters que les informations du Spiegel ne reflétaient pas le contenu du document. (Jean-Baptiste Vey, avec Paul Taylor, édité par Tangi Salaün)