Zone euro/PMI-Net ralentissement de la croissance en novembre

jeudi 20 novembre 2014 10h29
 

PARIS/BERLIN, 20 novembre (Reuters) - Principaux résultats
provisoires des enquêtes Markit auprès des directeurs d'achat en
Europe pour le mois de novembre publiés jeudi :
    
    * ZONE EURO-CROISSANCE DÉCEVANTE, COMMANDES EN BAISSE
    LONDRES - La croissance de l'activité dans la zone euro a
été en novembre encore plus faible que les prévisions les plus
pessimistes et les nouvelles commandes ont chuté pour la
première fois en plus d'un an malgré de nouvelles baisses de
prix, montrent les indices "flash" des directeurs d'achat de
Markit.
    L'indice PMI composite, qui regroupe l'activité
manufacturière et les services, a baissé à 51,4 contre 52,1 en
octobre, soit un niveau inférieur à la plus basse des prévisions
de tous les analystes interrogés par Reuters.
    "Cela va être une énorme déception pour la Banque centrale
européenne. C'est la zone euro qui est tout simplement plus ou
moins en train de stagner et un nouveau retournement à la baisse
est une probabilité croissante", commente Chris Williamson, chef
économiste de Markit.
    La composante service de l'indice PMI est aussi inférieure à
toutes les prévisions, en recul à 51,3, tandis que l'indice
manufacturier baisse à 50,4, en-dessous de la prévision moyenne.
Tous deux restent toutefois au-dessus de 50, le seuil séparant
la croissance de la contraction de l'activité.
    Pour Chris Williamson, ce PMI présage une croissance du
produit intérieur brut (PIB) de la zone euro de 0,1% ou 0,2% au
quatrième trimestre 2014, avec des perspectives réduites
d'amélioration à brève échéance.
    A 49,9, l'indice composite des nouvelles commandes est passé
sous la barre des 50 pour la première fois depuis juillet 2013.
    "Cela indique un retournement à la baisse de la demande, les
entreprises piochent dans les commandes existantes pour
maintenir de la croissance. On aurait aimé penser avec les
mesures prises par la BCE que les chiffres allaient augmenter
mais nous avançons dans la mauvaise direction", dit Chris
Williamson.
    
    * ALLEMAGNE-LA CROISSANCE RALENTIT EN NOVEMBRE
    BERLIN - La croissance de l'activité du secteur privé
allemand a ralenti en novembre à son rythme le plus faible en
seize mois avec la stagnation de l'industrie manufacturière et
le moindre dynamisme des services, laissant augurer une activité
sans ressort au quatrième trimestre.
   L'indice PMI composite, qui regroupe l'industrie
manufacturière et les services, a reculé à 52,1 contre 53,9 en
octobre. 
    Pour le secteur manufacturier, l'indice PMI flash est tombé
à 50,0, qui correspond au seuil séparant contraction et
expansion, après 51,4 le mois précédent. L'indice des services,
lui, a chuté à 52,1 après 54,4 mais reste au-dessus du seuil de
50.
    L'un et l'autre sont ressortis nettement en dessous des
attentes des économistes interrogés par Reuters.      
    "Ce qui arrive, c'est qu'en général le secteur des services
suit celui de la production de biens sur la pente descendante et
c'est ce que nous constatons en ce monment", a déclaré Chris
Williamson, chef économiste de Markit.
    "Le secteur manufacturier stagne, les nouvelles commandes
reculent pour le troisième mois consécutif, et le recul est le
pire enregistré depuis la fin 2012", a-t-il ajouté.
    L'économie allemande a échappé de peu à une récesssion
technique au troisième trimestre, le PIB enregistrant une
croissance de 0,1% grâce au dynamisme des dépenses de
consommation et à une faible contribution du commerce extérieur.
    Les organisations internationales, comme l'OCDE et le FMI,
ont abaissé leurs prévisions de croissance pour la première
économie de la zone euro, de même que le gouvernenent qui
n'attend plus qu'une hausse du PIB de 1,2% cette année et de
1,3% en 2015. 

    * FRANCE-CONTRACTION MOINS MARQUEE 
    PARIS - L'activité dans le secteur privé s'est contractée
pour le septième mois consécutif en novembre en France, à un
rythme légèrement moins élevé que le mois précédent.
    L'indice PMI composite, qui combine les secteurs de
l'industrie et les services, s'est ainsi inscrit à 48,4, après
48,2 au mois d'octobre, restant sous la barre de 50 séparant les
zones de contraction et d'expansion de l'activité.
    Dans le secteur manufacturier, l'indice a diminué à 47,6
contre 48,5 en octobre, un niveau nettement en deçà des attentes
des 17 économistes interrogés par Reuters (48,8) et qui
constitue un plus bas depuis trois mois.
    Les services ont vu leur indice progresser à 48,8, après
48,3 en octobre, un niveau supérieur au consensus des
économistes (48,5) et qui constitue un plus haut depuis trois
mois.
    Selon Chris Williamson, économiste chez Markit, la faiblesse
de l'activité dans le secteur privé et des inquiétudes sur les
services pourraient se traduire par une contraction de 0,1% du
PIB de la France au quatrième trimestre.