19 novembre 2014 / 14:28 / il y a 3 ans

LEAD 2-Le colonel Zida nommé Premier ministre au Burkina

OUAGADOUGOU, 19 novembre (Reuters) - Le lieutenant-colonel Isaac Zida, qui avait été chargé par l'armée d'assurer la transition au Burkina Faso après la démission du président Blaise Compaoré fin octobre, a été nommé mercredi Premier ministre par intérim.

Sa nomination, par décret présidentiel, est une nouvelle étape du plan mis en place par le comité de transition qui compte des représentants de l'armée, de l'opposition et de la société civile.

Lors d'une conférence de presse, il a annoncé qu'il coopérerait avec Michel Kafando, ancien ministre des Affaires étrangères désigné comme chef de l'Etat par intérim par le comité de transition, pour former un gouvernement de transition "dans les soixante-douze heures".

"Ce gouvernement fort de 25 membres aura la lourde tâche de poser les jalons solides d'une transition inclusive et apaisée, dont l'objectif primordial sera l'organisation d'élections libres, transparentes, justes et équitables ainsi que des réformes importantes pour l'avenir de notre nation", a-t-il ajouté.

Aux partenaires occidentaux du Burkina Faso qui avaient exprimé leurs préférences pour un Premier ministre issu de la société civile, le lieutenant-colonel Zida, qui s'est présenté en uniforme devant la presse, a réclamé un soutien "sans idée préconçue".

Le lieutenant-colonel Zida, commandant en second de la garde présidentielle, s'était auto-proclamé chef de l'Etat le 1er novembre au lendemain du départ sous la pression de la rue de Blaise Compaoré.

L'Union africaine lui avait donné quinze jours pour restituer le pouvoir aux civils, faute de quoi elle adopterait des sanctions contre le Burkina Faso.

Zida a rétabli samedi la Constitution et le comité de transition a annoncé lundi la désignation de Michel Kafando au poste de président par intérim.

Ni Kafando, ni Zida ne seront autorisés à se présenter à l'élection présidentielle qui doit parachever fin 2015 la transition.

La désignation de Zida a été globalement bien accueillie par la classe politique.

"Nous avons vu de quoi cet homme était capable. C'est un visionnaire qui sait ce qu'il veut pour le pays", a commenté Ablassé Ouedraogo, président du parti Le Faso autrement.

Benewende Stanislas Sankara, qui dirige le mouvement d'opposition Union pour la renaissance-Parti sankariste (UNIR-PS), évoquait lui un "compromis utile". "Nous avons besoin de la cohésion de l'armée pour conduire cette transition", a-t-il expliqué. (Mathieu Bonkoungou et Nadoun Coulibaly; Pierre Sérisier et Henri-Pierre André pour le service français)

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