GB/Indicateurs-Les ventes au détail rebondissent fortement

jeudi 20 novembre 2014 10h44
 

LONDRES, 20 novembre (Reuters) - Les principaux indicateurs
macro-économiques britanniques publiés ce mois-ci :
    
    * REBOND PLUS NET QUE PRÉVU DES VENTES AU DÉTAIL EN OCTOBRE
    20 novembre - Les ventes au détail ont progressé nettement
plus que prévu en octobre, après une baisse sensible en
septembre, portées par les achats de meubles à la suite d'une
accélération de la hausse du marché immobilier en début d'année,
a annoncé l'Office national de la statistique (ONS) jeudi.
    Les ventes ont augmenté de 0,8% le mois dernier, après avoir
baissé de 0,4% en septembre, ce qui était leur plus mauvaise
performance depuis janvier en raison d'un temps doux qui a
découragé les achats de vêtements d'hiver. 
    Par rapport à la même période de l'an dernier, la croissance
des ventes au détail a été de 4,3% en octobre. 
    Les économistes anticipaient une hausse de 0,3% sur le mois
et une progression annuelle de 3,8%. 
    Les ventes de vêtements restent faibles.
    Les dépenses de consommation mènent la vive reprise de la
croissance britannique qui a débuté mi-2013 et elles devraient
rester son principal moteur, la demande à l'exportation restant
faible en raison du ralentissement en zone euro.    
    Tableau: 
    
    * REBOND DE L'INFLATION À 1,3% EN OCTOBRE
    L'inflation en Grande-Bretagne a légèrement rebondi en
octobre après avoir touché un plus bas de cinq ans, grâce
notamment à la chute des prix de l'essence, mais cette évolution
est insuffisante pour espérer un relèvement imminent des taux de
la Banque d'Angleterre.  
    Selon les données publiées mardi par l'Office national de la
statistique (ONS), les prix à la consommation ont augmenté de
1,3% sur un an en octobre contre 1,2% en septembre, en ligne
avec les prévisions des économistes interrogés par Reuters.
   Les chiffres de l'ONS montrent que les prix alimentaires et
des boissons non alcoolisées ont reculé de 1,4%, soit la plus
longue glissade tarifaire de ce type de biens depuis l'année
2000, un recul lié à la guerre des prix entre les supermarchés.
    Les coûts de transport ont également baissé mais moins que
l'année dernière, permettant une remontée de l'inflation sur un
an. La hausse des prix des consoles de jeux vidéos y a également
contribuée.  
     L'inflation de base, qui exclut une grande partie de
l'effet des coûts énergétiques et de la volatilité des biens
alimentaires, est restée stable à 1,5%.
    La Banque d'Angleterre (BoE) a déclaré la semaine dernière
que l'inflation pourrait tomber à moins de 1% au cours des six
prochains mois. Elle a également dit s'attendre à ce que la
hausse annuelle des prix atteigne son objectif de 2% seulement à
la fin de ses projections à trois ans. 
    Les marchés financiers prévoient que la BoE commence à
relever ses taux seulement à la fin 2015, voire plus tard. 
   
    * TAUX DE CHÔMAGE INCHANGÉ À 6,0% EN SEPTEMBRE
    12 novembre - La hausse des salaires a été supérieure à
l'inflation en septembre tandis que le taux de chômage n'a pas
baissé pour la première fois depuis le début de l'année, selon
des données officielles publiées mercredi.
    La Banque d'Angleterre, qui doit livrer son diagnostic de
l'économie du pays dans la journée, surveille de près
l'évolution des coûts de travail pour apprécier au mieux du
moment le plus opportun pour commencer à remonter ses taux
d'intérêt.
    Le taux de chômage est resté à 6,0% sur la période allant de
juillet à septembre, ce qui correspond à son niveau le plus bas
depuis six ans, a dit l'Office des statistiques nationales
(ONS). Les économistes anticipaient en moyenne un taux de
chômage de 5,9%.
    Le chômage a fortement baissé depuis le milieu de l'année
dernière, mais cela ne s'est pas pour autant traduit par une
flambée des salaires, la hausse du nombre de personnes cherchant
un travail ayant permis aux employeurs de limiter les
rémunérations.
    Depuis la crise financière de 2007-2009, la hausse des
salaires a, la plupart du temps, été inférieure à l'inflation.
Cependant, depuis quelques mois, la progression des prix à la
consommation a ralenti et les rémunérations ont connu un
frémissement, ce qui s'est traduit par une réduction de l'écart.
    Sur la période juillet-septembre, les émoluments
hebdomadaires moyens, hors bonus, ont augmenté de 1,3% contre
+0,9% sur les trois mois à fin août.
    L'inflation est ressortie à 1,2% en septembre, un creux de
cinq ans.
    Selon l'ONS, c'est la première fois que les salaires
augmentent davantage que l'inflation depuis la période
juillet-septembre 2009.
    Les économistes attendaient une hausse de 1,1% du salaire
moyen.
    Tableau 
    
    * CREUSEMENT DU DÉFICIT COMMERCIAL EN SEPTEMBRE
    7 novembre - La balance des échanges de biens s'est creusée
davantage que prévu en septembre en Grande-Bretagne en raison de
l'alourdissement de la facture pétrolière et de la faible
croissance des exportations à destination de l'Union européenne.
    L'Office national de la statistique (ONS) précise que ce
déficit a atteint 9,821 milliards de livres sterling (12,54
milliards d'euros) contre 8,950 milliards en août. Les
économistes s'attendaient à un déficit de 9,4 milliards en
septembre.
    Les exportations ont augmenté de 4,2% par rapport à août,
mais moins que les importations, qui ont crû de 5,8%.
    Les importations de pétrole ont bondi de 27,6% en valeur en
septembre.
    Malgré l'excédent dans les services, la balance commerciale
s'est aussi creusée en septembre à 2,838 milliards de livres
sterling (3,62 milliards d'euros) contre 1,768 milliards en
août.
    Le déficit sur l'ensemble du troisième trimestre s'établit
donc à 7,549 milliards de livres sterling (9,63 milliards
d'euros), à comparer aux 6,461 milliards de la période
avril-juin, ce qui donne à penser que les échanges commerciaux
seront un frein pour la croissance en Grande-Bretagne sur la
période juillet-septembre, dit l'ONS.
    
    * REBOND DE 0,6% DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE EN SEPTEMBRE
    6 novembre - La production industrielle a augmenté plus que
prévu en septembre au Royaume-Uni, portée par la reprise de la
production du gisement pétrolier offshore de Buzzard et par le
rebond de la production automobile après les fermetures d'été.
    La production industrielle a progressé de 0,6% par rapport à
août, après une baisse de 0,1% le mois précédent, a précisé
jeudi l'Office des statistiques nationales (ONS).
    Le chiffre d'août avait été annoncé stable en première
estimation. Pour septembre, les économistes prévoyaient en
moyenne un rebond de 0,4%.
    La production de pétrole et de gaz, en particulier, a
augmenté de 5,2%, reflétant la reprise des opérations à Buzzard.
    Sur un an, la production industrielle a augmenté de 1,5%,
marquant un ralentissement après son gain de 2,2% sur les 12
mois à août. Sur l'ensemble du troisième trimestre, sa hausse
n'a été que de 0,2%, moins que l'estimation de +0,5% donnée dans
la statistique préliminaire du produit intérieur brut qui
faisait ressortir une croissance de 0,7%.
    La production manufacturière, qui ne tient pas compte de
l'énergie, a progressé de 0,4% après une hausse de 0,2% en août,
portée surtout par la production automobile. Les économistes
attendaient en moyenne une progression de +0,3%.
    Tableau