PSA-Trou d'air en Europe pour les ventes mondiales d'octobre

mardi 18 novembre 2014 10h45
 

PARIS, 18 novembre (Reuters) - PSA Peugeot Citroën a fait état mardi d'un léger recul de ses ventes mondiales en volumes en octobre, un trou d'air dans les immatriculations du groupe en Europe ayant éclipsé une performance commerciale toujours solide en Chine, et un rebond dans la région Inde-Pacifique.

Le constructeur a immatriculé le mois dernier en tout 244.500 voitures et utilitaires légers, en baisse de 1% par rapport à octobre 2013, alors que sur l'ensemble du troisième trimestre ses ventes mondiales s'inscrivaient en hausse de 5,4%, peut-on lire dans un tableau posté sur le site du groupe.

Sur les dix premiers mois de l'année, les immatriculations de PSA progressent encore de 5%.

Malgré un ralentissement en Chine et en Asie du Sud-Est (+31% en octobre après +44,4% au troisième trimestre), la performance du groupe y demeure solide, tout comme celle réalisée dans la zone Inde-Pacifique (+16% le mois dernier contre -10,5% sur le trimestre précédent).

Ce succès a été éclipsé en octobre par une baisse de 1% des ventes en Europe (+7% au troisième trimestre), conséquence notamment d'une dégradation des immatriculations de la marque haut de gamme DS et de la politique de redressement de Carlos Tavares privilégiant résolument les prix sur les volumes.

Si DS continue de tirer son épingle du jeu en Chine, ses ventes ont chuté de 27% en octobre sur le sol européen, où le premier lancement remonte à plus de quatre ans.

PSA reste par ailleurs à la peine dans la région Russie (-59%) et Amérique latine (-39%), deux zones où il perd de l'argent depuis plusieurs années et où il a engagé une profonde restructuration de ses activités et de son portefeuille de produits.

Renault doit publier à son tour dans la journée ses ventes mondiales d'octobre. Au troisième trimestre, les immatriculations du groupe étaient ressorties stables, sa solide performance en Europe (+7,6%) ayant étant compensée par une baisse de 7% hors du continent où Renault est pénalisé par sa forte exposition à des marchés russe et sud-américain en pleine déprime. (Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez)