LEAD 1-Bourse-Lagardère monte, fin du litige Amazon-Hachette

vendredi 14 novembre 2014 12h31
 

PARIS, 14 novembre (Reuters) - L'action Lagardère signe la plus forte hausse de l'indice SBF 120 vendredi matin à la Bourse de Paris après que Hachette, filiale du groupe d'édition et de médias, et Amazon ont annoncé avoir mis fin à un litige qui les opposait depuis plusieurs mois.

L'issue favorable de ce litige, qui laisse à Hachette la maîtrise des prix de ses livres, éclaircit l'horizon de Lagardère qui a confirmé son objectif de légère hausse du résultat opérationnel pour 2014.

CM-CIC Securities a relevé son conseil d'alléger à accumuler, estimant que le titre offre désormais une opportunité d'investissement.

A 12h13, le titre gagne 5,94% à 21,13 euros tandis que le SBF120 avance de 0,07%.

Selon un analyste, le conflit avec Amazon pesait depuis six mois sur le titre qui a chuté de près de 25% depuis son plus haut de mai dernier, les investisseurs craignant une issue défavorable à Hachette.

Lagardère profite également d'une forte remontée des médias européens, emmenés par le norvégien Schibsted.

Schibsted s'envole de 25% après avoir noué des partenariats avec Napsters, Singapore Press Holdings et Telenor afin de développer le e-commerce au Brésil et dans d'autres pays émergents - une initiative jugée porteuse de progression des profits de Schibsted. (la dépêche en anglais )

L'indice Stoxx des médias gagne 0,8% et signe la meilleure performance sectorielle en Europe.

A Paris, M6 (+5%) et TF1 (+3,5%) accompagnent Lagardère dans le peloton de tête du SBF 120.

Le quotidien économique Les Echos écrit vendredi qu'un assouplissement des règles en matière de concentration dans les médias est à l'étude, ce qui répondrait aux souhaits des groupes privés de télévision.

Le PDG de TF1 Nonce Paolini, rappelle le journal, avait écrit en juillet à la ministre de la Culture et de la Communication pour l'alerter sur le poids de la réglementation, jugeant notamment que "les dispositions de la loi interdisant en particulier toute forme de concentration horizontale ou verticale sont devenues obsolètes et nuisibles". (Raoul Sachs, édité par Dominique Rodriguez)