RPT-** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

vendredi 7 novembre 2014 18h33
 

(Répétition avec clôture définitive du Dax)
    PARIS/LONDRES, 7 novembre (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en
baisse vendredi, en dépit de chiffres globalement encourageants sur l'emploi aux
Etats-Unis, un nouvel accès de pessimisme sur la croissance et le crédit en
Europe ayant plombé le secteur bancaire.
    Le bond en avant des valeurs européennes jeudi pour saluer les propos du
président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, confirmant sa
promesse d'augmenter la taille du bilan de l'institut d'émission pour tenter de
redonner des couleurs à l'économie de la zone euro aura donc été de courte
durée. 
    Les traders et les analystes financiers ont évoqué des doutes sur l'ampleur
et le calendrier des éventuelles interventions de la BCE, ainsi que des
préoccupations nées du fait que les banques prêtent moins en raison de la
faiblesse de l'économie européenne, un facteur peut-être sous-estimé selon eux
lors des récents tests de résistance imposés au secteur bancaire.
    A Paris, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 0,89% à 4.189,89
points et le Dax allemand a reculé de 0,91%. Le Footsie britannique
 a lui gagné 0,25%, soutenu par les valeurs minières (+1,74%).
    Sur l'ensemble de la semaine, le CAC a cédé 1,02% et l'EuroStoxx 50 1,55%.
    A la clôture en Europe, les grands indices américains étaient stables ou en
léger recul, malgré les statistiques de l'emploi indiquant que le taux de
chômage avait atteint en octobre son plus bas niveau en six ans aux Etats-Unis.
    Le département américain du Travail a fait état de 214.000 créations de
postes non-agricoles le mois dernier, soit moins que les 231.000 attendues en
moyenne par les analystes interrogés par Reuters, et d'un taux de chômage
redescendu à son niveau de juillet 2008 (5,8%). 
    "Le rapport de l'emploi d'aujourd'hui confirme que les Etat-Unis restent le
point fort d'une économie mondiale qui s'assombrit", dit Michael Griffin (CEB).
    En Europe, les valeurs bancaires ont perdu 1,44%, deuxième plus
forte baisse sectorielle, derrière les technologiques (-1,74%). 
    Ainsi, la banque italienne UniCredit a cédé 3,34%, plus forte
baisse de l'EuroStoxx 50, alors que le Crédit agricole a perdu 2,91%
et Société générale 2,4%, les deux plus fortes baisses du CAC 40. 
    Une saison de résultats positive continue toutefois à limiter les gains.
    ArcelorMittal a ainsi pris 2,32% après l'annonce d'un bénéfice
brut en hausse de plus de 12% et supérieur au consensus grâce à l'amélioration
de l'activité sidérurgique en Europe et aux Etats-Unis.    
    Sur le marché des changes, le dollar est légèrement retombé après l'emploi
américain, victime de prises de profits par rapport à ses pics de plus de quatre
ans face à un panier de devises et de sept ans face au yen.
    Sur les marchés européens, le rouble, qui dominait les spéculations
ce matin, a regagné du terrain dans l'espoir que la banque centrale russe
envisage une intervention pour soutenir sa devise, qui a chuté de plus de 10%
cette semaine.
    Sur le font du pétrole, le Brent est repassé au-dessus de 83,50 dollars le
baril, un rebond encouragé par une vague de froid aux Etats-Unis et des craintes
de violation du cessez-le-feu en Ukraine. 
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (avec Patrick Graham, Lionel Laurent et Blaise Robinson, Juliette Rouillon pour
le service français, édité par Marc Angrand)