GB/Indicateurs-Hausse des salaires supérieure à l'inflation

mercredi 12 novembre 2014 10h55
 

LONDRES, 12 novembre (Reuters) - Les principaux indicateurs
macro-économiques britanniques publiés ce mois-ci :
    
    * TAUX DE CHÔMAGE INCHANGÉ À 6,0% EN SEPTEMBRE
    12 novembre - La hausse des salaires a été supérieure à
l'inflation en septembre tandis que le taux de chômage n'a pas
baissé pour la première fois depuis le début de l'année, selon
des données officielles publiées mercredi.
    La Banque d'Angleterre, qui doit livrer son diagnostic de
l'économie du pays dans la journée, surveille de près
l'évolution des coûts de travail pour apprécier au mieux du
moment le plus opportun pour commencer à remonter ses taux
d'intérêt.
    Le taux de chômage est resté à 6,0% sur la période allant de
juillet à septembre, ce qui correspond à son niveau le plus bas
depuis six ans, a dit l'Office des statistiques nationales
(ONS). Les économistes anticipaient en moyenne un taux de
chômage de 5,9%.
    Le chômage a fortement baissé depuis le milieu de l'année
dernière, mais cela ne s'est pas pour autant traduit par une
flambée des salaires, la hausse du nombre de personnes cherchant
un travail ayant permis aux employeurs de limiter les
rémunérations.
    Depuis la crise financière de 2007-2009, la hausse des
salaires a, la plupart du temps, été inférieure à l'inflation.
Cependant, depuis quelques mois, la progression des prix à la
consommation a ralenti et les rémunérations ont connu un
frémissement, ce qui s'est traduit par une réduction de l'écart.
    Sur la période juillet-septembre, les émoluments
hebdomadaires moyens, hors bonus, ont augmenté de 1,3% contre
+0,9% sur les trois mois à fin août.
    L'inflation est ressortie à 1,2% en septembre, un creux de
cinq ans.
    Selon l'ONS, c'est la première fois que les salaires
augmentent davantage que l'inflation depuis la période
juillet-septembre 2009.
    Les économistes attendaient une hausse de 1,1% du salaire
moyen.
    Tableau 
    
    * CREUSEMENT DU DÉFICIT COMMERCIAL EN SEPTEMBRE
    7 novembre - La balance des échanges de biens s'est creusée
davantage que prévu en septembre en Grande-Bretagne en raison de
l'alourdissement de la facture pétrolière et de la faible
croissance des exportations à destination de l'Union européenne.
    L'Office national de la statistique (ONS) précise que ce
déficit a atteint 9,821 milliards de livres sterling (12,54
milliards d'euros) contre 8,950 milliards en août. Les
économistes s'attendaient à un déficit de 9,4 milliards en
septembre.
    Les exportations ont augmenté de 4,2% par rapport à août,
mais moins que les importations, qui ont crû de 5,8%.
    Les importations de pétrole ont bondi de 27,6% en valeur en
septembre.
    Malgré l'excédent dans les services, la balance commerciale
s'est aussi creusée en septembre à 2,838 milliards de livres
sterling (3,62 milliards d'euros) contre 1,768 milliards en
août.
    Le déficit sur l'ensemble du troisième trimestre s'établit
donc à 7,549 milliards de livres sterling (9,63 milliards
d'euros), à comparer aux 6,461 milliards de la période
avril-juin, ce qui donne à penser que les échanges commerciaux
seront un frein pour la croissance en Grande-Bretagne sur la
période juillet-septembre, dit l'ONS.
    
    * REBOND DE 0,6% DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE EN SEPTEMBRE
    6 novembre - La production industrielle a augmenté plus que
prévu en septembre au Royaume-Uni, portée par la reprise de la
production du gisement pétrolier offshore de Buzzard et par le
rebond de la production automobile après les fermetures d'été.
    La production industrielle a progressé de 0,6% par rapport à
août, après une baisse de 0,1% le mois précédent, a précisé
jeudi l'Office des statistiques nationales (ONS).
    Le chiffre d'août avait été annoncé stable en première
estimation. Pour septembre, les économistes prévoyaient en
moyenne un rebond de 0,4%.
    La production de pétrole et de gaz, en particulier, a
augmenté de 5,2%, reflétant la reprise des opérations à Buzzard.
    Sur un an, la production industrielle a augmenté de 1,5%,
marquant un ralentissement après son gain de 2,2% sur les 12
mois à août. Sur l'ensemble du troisième trimestre, sa hausse
n'a été que de 0,2%, moins que l'estimation de +0,5% donnée dans
la statistique préliminaire du produit intérieur brut qui
faisait ressortir une croissance de 0,7%.
    La production manufacturière, qui ne tient pas compte de
l'énergie, a progressé de 0,4% après une hausse de 0,2% en août,
portée surtout par la production automobile. Les économistes
attendaient en moyenne une progression de +0,3%.
    Tableau