Finmeccanica-La cession du ferroviaire en bonne voie

jeudi 6 novembre 2014 12h51
 

MILAN, 6 novembre (Reuters) - Le groupe industriel italien Finmeccanica espère boucler d'ici la fin de l'année le dossier de la vente de ses deux filiales ferroviaires, avant la présentation en janvier d'un nouveau plan stratégique.

Les parties intéressées ont jusqu'au 17 novembre pour soumettre leurs offres pour AnsaldoBreda, la filiale de construction ferroviaire, et Ansaldo STS, spécialisée dans la signalisation.

Leur vente permettra à Finmeccanica de réduire sa dette et de se recentrer sur ses activités stratégiques dans la défense et l'aérospatiale.

"Nous attendons les offres contraignantes et nous déciderons immédiatement après. Nous aimerions conclure cette année", a déclaré l'administrateur délégué Mauro Moretti lors d'une conférence téléphonique jeudi, après la publication des résultats du troisième trimestre mercredi soir.

Finmeccanica a relevé ses objectifs annuels de commandes, de chiffre d'affaires et de bénéfice, une annonce qui fait grimper son action de 5,4%, à 7,4150 euros, jeudi en milieu de journée à la Bourse de Milan.

Depuis l'arrivée aux commandes de Mauro Moretti en juin, le groupe a entériné un plan de rationalisation de ses activités et donné un coup d'accélérateur au processus de vente des deux filiales ferroviaires.

Deux prétendants, le chinois CNR Corp et le japonais Hitachi, ont été pré-sélectionnés.

Finmeccanica, dont les notes de crédit ont été abaissées en catégorie spéculative, a annoncé mercredi soir avoir réduit sa perte à 24 millions d'euros sur les neuf premiers mois de l'exercice.

Le groupe présentera fin janvier son nouveau plan stratégique, a indiqué Mauro Moretti.

Les données Reuters montrent que Finmeccanica est sous-valorisé par rapport à ses pairs, parmi lesquels Thales et BAE Systems mais le titre a repris plus de 20% depuis le début de l'année et les cessions d'actifs devraient encore favoriser ce mouvement de rattrapage.

L'action avait longtemps sous-performé l'indice sectoriel de l'industrie aérospatiale et de défense en raison de scandales de corruption et de retards dans la restructuration du groupe. (Danilo Masoni, Véronique Tison pour le service français)