France-Les suspects du Cher entendus dans l'affaire des drones

jeudi 6 novembre 2014 10h33
 

PARIS, 6 novembre (Reuters) - Les trois personnes interpellées mercredi près de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) ne sont pas soupçonnés pour l'instant d'être les auteurs d'autres survols par des drones, a-t-on appris jeudi de source proche de l'enquête.

Deux hommes de 24 et 31 ans, ainsi qu'une femme de 21 ans, ont été placés en garde à vue pour être entendus par les gendarmes.

Ils ont été interpellés aux abords de la centrale de Belleville-sur-Loire en possession de deux drones d'un diamètre de moins d'un mètre.

Selon Europe 1, ils ont été interpellés dans leur voiture garée juste en face de la centrale, à 200 mètres des hautes cheminées, et donc en pleine zone d'interdiction de survol, qui s'étend jusqu'à 5 kilomètres au-delà de l'enceinte de l'installation.

Il s'agirait de trois jeunes passionnés d'aéromodélisme, précise la radio.

Des enquêteurs spécialisés dépêchés sur place doivent déterminer s'ils en étaient à leur première tentative. La centrale de Dampierre, située à une cinquantaine de kilomètres de là, a été survolée à deux reprises.

Les autorités ont affirmé que la sécurité des centrales nucléaires opérées par EDF n'était pas mise en cause par ces intrusions, mais des organisations antinucléaires ont dénoncé "l'impuissance" de l'Etat.

Le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) a déclaré que "l'ensemble des services de l'Etat en charge de la sécurité et de la sûreté des points d'importance vitale (...) sont mobilisés depuis le début des survols pour identifier les responsables de ces actes et y mettre un terme".

"Il faut ne pas minimiser mais ne pas dramatiser non plus", a répété mercredi à l'Assemblée nationale la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, réaffirmant que les drones utilisés "ne sont pas des objets dangereux".

Le survol de centrales est interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1.000 mètres d'altitude autour des sites. Greenpeace et le réseau Sortir du nucléaire ont dit ne pas être impliqués dans ces survols. (Nicolas Bertin, édité par Gérard Bon)