Thales-Dassault veut un PDG en externe, l'Etat en interne-sces

jeudi 6 novembre 2014 18h21
 

* Antoine Bouvier, patron de MBDA, le plus souvent cité

* Jean-François Cirelli, ex-numéro deux de GDF Suez également évoqué

* L'APE préfère Patrice Caine, actuel numéro 2 de Thales

par Cyril Altmeyer

PARIS, 6 novembre (Reuters) - Dassault Aviation préfère recruter en externe le futur PDG qui doit succéder à Jean-Bernard Lévy chez Thales, afin d'éviter de renouer avec les querelles qui ont émaillé l'histoire du groupe, tandis que l'Etat est favorable à une solution interne afin d'assurer la continuité, a-t-on appris auprès de trois sources proches du dossier.

L'Etat, premier actionnaire de l'équipementier de défense, avec 27% du capital, et Dassault Aviation, avec 26%, doivent se mettre d'accord en un temps record, l'assemblée générale d'EDF qui doit formaliser la nomination de Jean-Bernard Lévy étant prévue le 21 novembre prochain.

Le gouvernement a annoncé le 15 octobre le remplacement d'Henri Proglio à la tête d'EDF par Jean-Bernard Lévy, nommé fin 2012 à la tête de Thales.

"Dassault veut absolument éviter les baronnies et les luttes intestines de l'ère Vigneron", a déclaré l'une des sources proches du dossier.

La succession de Luc Vigneron, poussé vers la sortie sur fond de grogne interne, avait déjà donné lieu à d'âpres discussions entre l'Etat et Dassault Aviation en 2012, pour aboutir juste avant Noël à un consensus, avec le choix de Jean-Bernard Lévy, qui venait de quitter Vivendi six mois plus tôt.   Suite...