Macron pragmatique sur les nouvelles obligations des entreprises

mercredi 5 novembre 2014 12h55
 

PARIS, 5 novembre (Reuters) - Emmanuel Macron a exclu jeudi de revenir sur le compte pénibilité et le droit d'information préalable sur les projets de cession de PME tout en prônant une concertation pour rendre leur application "supportable" par les entreprises.

Face aux critiques du patronat, le ministre de l'Economie a en outre estimé qu'il fallait d'abord mener à bien les baisses de charges sociales et fiscales promises aux entreprises avant d'envisager d'aller plus loin comme le réclament déjà certains.

Au vu de la situation des finances publiques, "Pensez-vous raisonnablement que nous pouvons expliquer aux Français que nous pouvons faire beaucoup plus" que les 50 milliards d'euros d'économies publiques et les 41 milliards de baisses de charges et d'impôts pour les entreprises programmées d'ici 2017, a--t-il déclaré.

"Je dis à ceux qui demandent déjà une nouvelle tranche qu'il faut déjà que nous exécutions la première", a-t-il ajouté lors des Assises de l'entreprise organisées par l'hebdomadaire l'usine Nouvelle.

"Je ne peux pas accepter ce discours tant qu'il y a encore des branches qui refusent de négocier" des contreparties aux aides", a-t-il encore dit. "Il faut aller au bout de cette démarche".

Deux mesures concentrent les critiques des chefs d'entreprises, notamment des petits patrons, le compte pénibilité lié à la dernière réforme des retraites et l'obligation faite aux patrons de PME d'informer en amont les salariés de tout projet de cession de leur entreprise.

"INSUPPORTABLE POUR CERTAINS"

Pour Emmanuel Macron, une abrogation de ces textes votés par le Parlement ne témoignerait pas d'un bon fonctionnement de la démocratie.   Suite...