Bourse-Maurel et Prom à un plus bas de 4 ans, le Gabon pèse

mercredi 5 novembre 2014 10h31
 

PARIS, 5 novembre (Reuters) - L'action Maurel et Prom est tombée mercredi matin à un plus bas de quatre ans à la Bourse de Paris, où le groupe pétrolier et gazier accuse la plus forte baisse du SBF 120 au lendemain de l'annonce d'une activité freinée sur les neuf premiers mois de l'année par son activité au Gabon.

A 10h22, le titre perd 3,65% à 8,723 euros, après être tombé à 8,705 euros, au plus bas depuis fin 2010. Le SBF 120 gagne 0,79% au même moment.

Maurel et Prom a annoncé mardi soir un chiffre d'affaires de 446,8 millions d'euros sur neuf mois, en hausse de 3%, les revenus générés dans les services pétroliers permettant de compenser le recul de 5% enregistré dans la production pétrolière.

Au Gabon, le chiffre d'affaires est tombé à 411,7 millions d'euros, contre 425 millions un an plus tôt.

"La production brute au troisième trimestre au Gabon (...) et les droits à enlèvement (...) sont en ligne avec les attentes. Néanmoins, la prévision de production brute d'atteindre 35.000 barils par jour d'ici à mi-2015 a été abandonnée et un nouveau calendrier n'a pas été fourni en raison de problèmes en cours avec la pression dans les réservoirs", commente dans une note Exane BNP Paribas.

Exane BNP Paribas a réduit de 14%, à 14 euros, son objectif de cours sur la valeur, que le broker conseille avec une recommandation à "surperformance".

"Maurel et Prom a fait état d'une baisse de son chiffre d'affaires au titre du troisième trimestre, en raison d'une moindre production qui l'a obligé à repousser à 2015 son objectif de production au Gabon prévu auparavant pour 2014", observe dans une lettre quotidienne Thierry Claudé, gérant chez Barclays Bourse.

La production des champs au Gabon se situe actuellement sur un plateau intermédiaire de 25.000 barils par jour, correspondant à environ 90% de la capacité actuelle de production théorique, précise Maurel et Prom dans son communiqué.

"Ce niveau de production fait suite aux interactions des travaux effectués depuis le début de l'année sur les puits injecteurs d'eau et producteurs d'huile. Une augmentation de la production suppose que les travaux sur des zones homogènes soient terminés pour que l'injection d'eau puisse reprendre et ainsi assurer une remontée de pression dans les réservoirs", indique la société.   Suite...