EDF-Le prix du nucléaire cédé aux concurrents reste inchangé

mardi 4 novembre 2014 15h01
 

PARIS, 4 novembre (Reuters) - Le prix auquel EDF doit revendre à ses concurrents une partie de son électricité d'origine nucléaire (Arenh) n'augmentera pas le 1er janvier 2015 et restera donc maintenu à 42 euros par mégawatt/heure (MWh), ont annoncé mardi les ministères de l'Economie et de l'Energie.

Le gouvernement s'apprête à réformer le mode de calcul de l'Arenh et a transmis début juillet un projet de décret à la Commission européenne qui poursuit actuellement son examen du texte, ont précisé les ministères, en évoquant la nécessité de "préserver le pouvoir d'achat des Français".

"Cette décision conduit aussi à reporter au 1er juillet 2015 la réévaluation du prix de l'Arenh, qui était initialement prévue au 1er janvier 2015. L'évolution sera proposée par la Commission de régulation (CRE) de l'énergie et arrêtée par le gouvernement", ont-ils ajouté dans un communiqué.

La CRE a annoncé mi-octobre qu'elle retenait une hypothèse de hausse de 2 euros/MWh par an de l'Arenh sur la base des données dont elle disposait, ce qui porterait le prix à 44 euros en 2015 et 46 euros en 2016.

L'Arenh a été vivement contesté depuis la mise en place du système en juillet 2011, les rivaux d'EDF le jugeant trop élevé pour leur permettre de réellement concurrencer l'opérateur historique tandis que les industriels critiquent un tarif qui grève leur compétitivité.

L'Arenh est en outre déterminant pour la facture des ménages car il est désormais intégré dans les tarifs de l'électricité, au même titre que les coûts d'acheminement et de commercialisation.

EDF, qui met en avant la hausse de ses investissements dans le parc nucléaire français, a indiqué à plusieurs reprises qu'il souhaitait voir l'Arenh atteindre progressivement 50 euros par MWh.

Les tarifs réglementés de l'électricité en France ont augmenté de 2,5% pour les particuliers le 1er novembre en vertu d'une nouvelle formule de calcul qui prend en compte les prix du marché de gros et pas seulement l'évolution des coûts d'EDF. (Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot)