Gemalto rassure les analystes, l'action monte

mardi 4 novembre 2014 11h35
 

PARIS, 4 novembre (Reuters) - L'action Gemalto signe mardi en fin de matinée l'une des plus fortes progressions de l'indice CAC 40 au lendemain d'une rencontre avec des analystes au cours de laquelle le spécialiste des cartes à puce a rassuré sur son activité, et notamment sur Apple.

A 11h30, le titre, qui a pris jusqu'à 2,5% en matinée, s'octroie 1,03% à 61,92 euros, contre un recul de 0,11% pour le CAC 40.

Gemalto avait confirmé le 23 octobre ses objectifs pour 2014 et 2017 mais la croissance de quelque 6% de son chiffre d'affaires à taux de change constants au troisième trimestre avait une nouvelle fois déçu les investisseurs.

"Il semble que la dynamique dans le déploiement de la technologie NFC (paiement sans contact, NDLR) s'accélère alors que l'EMV (norme de sécurité pour les cartes de débit ou de crédit à puce, NDLR) reste aussi un moteur solide", résume dans une note ING à la suite de la rencontre avec des dirigeants de Gemalto.

"Gemalto semble bien positionné pour profiter de tout ceci grâce à son leadership sur ces marchés et à sa capacité à fournir tous les services autour de ces tendances", poursuit l'intermédiaire.

Au cours de la rencontre entre dirigeants de Gemalto et analystes, de nombreuses questions ont porté sur les récents projets annoncés par Apple, comme Apple Pay dans le paiement sécurisé ou encore le lancement d'une carte SIM maison permettant aux utilisateurs de changer d'opérateur télécoms sans avoir à changer de puce. et

Ces annonces ont particulièrement pesé sur Gemalto ces dernières semaines, la valeur fondant de 16% sur le seul mois d'octobre, contre un recul de 4,15% pour le CAC 40.

"Les deux projets d'Apple sont susceptibles d'élargir la taille du marché avec plus d'opportunités pour des ventes supplémentaires de cartes SIM et de services qui devraient bénéficier à Gemalto", commente de son côté Société générale.

Et citant le management de Gemalto, SocGen indique également qu'Apple aura besoin pour sa carte SIM de l'accord des opérateurs télécoms, qui pourrait être difficile à obtenir car cela pourrait réduire l'une de leurs propres sources de revenus. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez)