France-La contraction de l'activité s'accentue dans le privé

jeudi 23 octobre 2014 09h12
 

PARIS, 23 octobre (Reuters) - La contraction de l'activité dans le secteur privé s'est accentuée en octobre en France, affichant son rythme le plus élevé depuis huit mois sous l'effet d'une baisse des commandes des entreprises, selon les premières estimations "flash" des indices Markit des directeurs d'achats publiées jeudi.

Les entreprises interrogées ont fait état en outre d'une baisse de leurs prix de vente, et ce à un rythme sans précédent depuis cinq ans, une évolution de nature à nourrir les craintes de déflation.

L'indice PMI composite, qui combine les secteurs de l'industrie et les services, s'est inscrit à 48,0 contre 48,4 au mois de septembre, soit son plus bas niveau depuis février, la barre de 50 séparant les zones de contraction et d'expansion de l'activité.

"Les dépenses publiques continuant de progresser en France, c'est probablement une stagnation de l'économie que nous signalons en ce début de quatrième trimestre, a déclaré à Reuters Chris Williamson, chef économiste de Markit.

Dans le secteur manufacturier, l'indice a diminué à 47,6 contre 48,8 en septembre, un niveau nettement en deçà des attentes de 18 économistes interrogés par Reuters (48,5).

Les services, qui sont repassés en zone de contraction le mois dernier, ont vu leur indice diminuer à 48,1 après 48,4 en septembre. Les économistes l'attendaient en moyenne à 48,2.

Par comparaison, l'Insee, qui interroge un panel de chefs d'entreprises plus large que Markit, a fait état jeudi matin d'un léger mieux dans l'industrie manufacturière comme dans les services en octobre, même si les indicateurs de climat des affaires y restent nettement inférieurs à leur moyenne de longue période.

Les entreprises interrogées par Markit ont signalé une baisse des nouvelles commandes dans le secteur manufacturier comme dans celui des services. De même, l'emploi s'est contracté dans les deux secteurs, et ce pour le douzième mois consécutif.

Et si les entreprises font état d'une nouvelle hausse de leurs prix d'achat, et ce pour le 17e mois consécutif, leurs prix facturés poursuivent leur déclin du fait de fortes pressions concurrentielles et de négociations commerciales difficiles avec la clientèle.   Suite...