Ebola-Obama appelle les Américains à ne pas céder à "l'hystérie"

samedi 18 octobre 2014 20h33
 

WASHINGTON, 18 octobre (Reuters) - Le président américain Barack Obama a invité samedi ses compatriotes à ne pas céder à l'"hystérie" à propos de la fièvre hémorragique Ebola, dont trois cas ont été diagnostiqués aux Etats-Unis.

Lors de son allocution hebdomadaire à la radio, Barack Obama a confirmé qu'il n'avait pas l'intention d'interdire l'entrée aux Etats-Unis des personnes provenant des pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés par l'épidémie, comme le réclament des membres du Congrès.

"Nous ne pouvons pas nous couper comme cela de l'Afrique de l'Ouest", a-t-il dit. "Tenter d'isoler une région entière - même si c'était possible - ne ferait qu'aggraver la situation."

"Ce à quoi nous assistons actuellement, ce n'est pas à une 'épidémie' d'Ebola en Amérique", a souligné le président. "C'est une maladie grave mais il ne faut pas céder à l'hystérie ou à la peur."

Un Libérien rentré d'Afrique de l'Ouest, Thomas Eric Duncan, est mort de la maladie le 8 octobre au Texas Health Presbyterian Hospital de Dallas. Deux infirmières de cet établissement qui se sont occupées de lui ont également contracté la maladie.

La première, Nina Pham, est soignée au National Institutes of Health (NIH) près de Washington, l'autre, Amber Vinson, dans un hôpital d'Atlanta.

Une centaine de personnes qui ont approché Duncan ou l'une des deux infirmières malades font l'objet d'une surveillance. (Roberta Rampton et Mohammad Zargham, Guy Kerivel pour le service français)