LEAD 1-Le Premier ministre grec se dit serein face aux marchés

samedi 18 octobre 2014 00h16
 

par Alessandra Galloni

MILAN, 17 octobre (Reuters) - Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a déclaré vendredi que son pays allait apaiser les doutes des investisseurs quant à sa capacité à s'affranchir du soutien international, en précisant qu'il n'avait pas l'intention de convoquer des élections anticipées.

Dans un entretien à Reuters, il a précisé qu'Athènes discutait avec ses créanciers de la meilleure manière de sortir progressivement du programme d'assistance en cours, auquel son gouvernement espère mettre un terme d'ici la fin décembre, soit avec un an d'avance.

L'une des options envisageables, a-t-il dit, est une ligne de crédit qu'Athènes pourrait utiliser, une fois le plan d'aide terminé, en cas de turbulences sur les marchés.

"Nous sommes en mesure de tenir debout tout seul. Nous avons les moyens de sortir du programme et nous nous y préparons (...) dans le cadre d'une coopération constructive avec les bailleurs de fonds en vue du 'jour d'après', d'après la sortie du programme", a déclaré Antonis Samaras en marge d'un sommet réunissant dirigeants européens et asiatiques à Milan.

Les modalités d'une éventuelle ligne de crédit de précaution restent toutefois à préciser et la Grèce n'en a pas fini avec l'examen par ses bailleurs de fonds internationaux des mesures mises en oeuvre à ce jour.

Il est donc encore loin d'être certain que la "troïka" accepterait de mettre des fonds à la disposition d'Athènes sans les assortir de conditions strictes.

Antonis Samaras a également déclaré que la Grèce n'organiserait pas des élections législatives anticipées l'an prochain, une éventualité qui a contribué aux turbulences de ces derniers jours sur les marchés financiers, les investisseurs craignant que l'instabilité politique n'entrave les réformes.

"Les élections auront lieu en juin 2016, au terme de la législature de quatre ans", a dit le Premier ministre. "Notre nouveau président sera élu au début de l'an prochain", a-t-il ajouté en référence au vote du parlement prévu début février pour élire le nouveau chef de l'Etat.   Suite...