L'Irlande envisage un emprunt à 15 ans pour rembourser des aides

vendredi 17 octobre 2014 20h23
 

DUBLIN, 17 octobre (Reuters) - L'agence irlandaise de gestion de la dette publique a déclaré à des investisseurs qu'elle souhaitait émettre un emprunt à 15 ans pour refinancer une première tranche des prêts reçus du Fonds monétaire international (FMI) depuis la crise, a-t-on appris de deux sources proches du dossier.

L'Irlande cherche à réduire le coût de sa dette en remboursant le FMI avec des fonds levés à des taux d'intérêt inférieurs à ceux des prêts concernés. L'agence de gestion de la dette, la NTMA, a précisé qu'elle pourrait amorcer ce processus avant la fin de l'année, une fois signé un accord.

La National Treasury Management Agency a rencontré un certain nombre d'acteurs du marché la semaine dernière en leur expliquant que, dans l'idéal, elle souhaitait utiliser le premier remboursement pour allonger la maturité de sa dette à 2029, ont dit les sources.

Un porte-parole de la NTMA s'est refusé à tout commentaire sur le sujet.

Les rencontres avec les investisseurs ont eu lieu avant le regain de volatilité et d'aversion au risque de ces derniers jours sur les marchés. Ces mouvements ont fait remonter jeudi le rendement de la dette irlandaise à 10 ans à 1,90%, son plus haut niveau depuis deux mois, mais il est revenu à 1,76% vendredi .

Le gouvernement irlandais a estimé qu'il pourrait économiser environ 1,5 milliard d'euros sur le service de la dette au cours des cinq prochaines années en refinançant 18,3 milliards d'euros de prêts du FMI en trois tranches égales d'ici 2016.

Au total, Dublin a emprunté 22,5 milliards au FMI en 2011 dans le cadre du plan d'aide de 67,5 milliards qui a pris fin cette année.

Les économies sur le service de la dette projetées pour 2015 figurent dans le projet de budget présenté mardi au parlement.

Dublin a le feu vert de l'Union européenne pour rembourser le FMI avant les fonds de soutien communautaires et il ne lui manque que la ratification du nouveau gouvernement suédois pour que cet accord soit définitivement ratifié. (Padraic Halpin,; Marc Angrand pour le service français)