Hollande assure que la centrale de Fessenheim fermera, dit EELV

vendredi 17 octobre 2014 08h35
 

PARIS, 17 octobre (Reuters) - François Hollande a assuré cette semaine à Europe-Ecologie les Verts (EELV) que la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) fermerait bien ses portes, a déclaré vendredi la chef de file des écologistes, Emmanuelle Cosse.

La ministre de l'Energie, Ségolène Royal, avait écorné fin septembre la promesse de campagne du chef de l'Etat en n'excluant pas de fermer d'autres réacteurs que ceux de Fessenheim, se disant prête à examiner toute autre proposition d'EDF.

"Fessenheim fermera, nous en avons parlé avec le président de la République", a déclaré sur France Info Emmanuelle Cosse, qui a été reçue en début de semaine à l'Elysée. Le chef de l'Etat a dit que "Fessenheim fermera (...) avant 2017".

"C'est ce qu'il dit et moi je sais bien que je suis peut-être la seule en France à le croire, je vous dis que Fessenheim fermera c'est un engagement du président de la République", a souligné la chef de file d'EELV.

"J'entends bien les pressions d'EDF, des syndicats, j'entends bien les sorties de Ségolène Royal et de Stéphane Le Foll sauf que je vous dis que Fessenheim fermera", a-t-elle dit.

"Si Fessenheim ne ferme pas, ça veut dire que la France n'est pas capable de répondre aux questions de sûreté nucléaire. Cette centrale est sur la nappe phréatique la plus importante d'Europe".

"Aujourd'hui ce n'est pas juste une lubie des écolos de Francois Hollande, c'est une nécessité pour le pays d'avoir une politique énergétique et de sûreté nucléaire qui soit à la hauteur des enjeux", a-t-elle conclu.

La loi de transition énergétique, votée par les députés mardi, instaure un plafonnement de la capacité de production nucléaire française à son niveau actuel de 63 gigawatts.

EDF va donc devoir proposer la fermeture de deux réacteurs après la mise en service de l'EPR de Flamanville prévue en 2016.

Selon une étude de l'Insee Alsace publiée en juillet, la fermeture de Fessenheim, engagement de François Hollande avant son arrivée à l'Elysée, affecterait 2.000 emplois et aurait un impact sur les revenus de 5.000 personnes. (Marine Pennetier, édité par Bertrand Boucey)