La pression monte sur le chef de l'exécutif de Hong Kong

jeudi 9 octobre 2014 11h36
 

par James Pomfret

HONG KONG, 9 octobre (Reuters) - Le Parti démocratique de Hong Kong a annoncé jeudi avoir demandé à la commission chargée de la lutte contre la corruption d'ouvrir une enquête sur un versement de 6,4 millions de dollars (cinq millions d'euros) dont aurait bénéficié le chef de l'exécutif, Leung Chun-ying, de la part d'une société australienne.

D'après l'organe de presse australien Fairfax Media, la société d'ingénierie UGL a versé cette somme en 2012 et 2013 dans le cadre de son acquisition de DTZ Holdings, une société de conseil immobilier qui employait Leung en tant que directeur Asie-Pacifique avant que ce dernier ne prenne la tête de l'exécutif de Hong Kong en juillet 2012.

Les services de Leung et UGL démentent toute malversation.

Le Parti démocratique a adressé une lettre à la commission indépendante contre la corruption pour lui demander d'enquêter sur une possible infraction à la réglementation en la matière, a déclaré un dirigeant de cette formation, Lam Cheuk-ting, à Reuters.

Ces soupçons rendent encore plus inconfortable la position de Leung à la tête de l'exécutif de Hong Kong, dont la démission est réclamée par les dizaines de milliers de manifestants qui ont occupé la semaine dernière plusieurs artères de la ville afin de contester la volonté de la Chine de maintenir son contrôle sur les dirigeants de l'ancienne colonie britannique.

Présidente du Parti démocratique, Emily Lau a déclaré jeudi à Reuters que son groupe parlementaire allait tenter d'obtenir la création d'une commission d'enquête au sujet de l'argent qu'aurait perçu Leung. Une telle initiative doit toutefois être approuvée à l'unanimité des 70 membres du Conseil législatif, au sein duquel les soutiens de la Chine sont majoritaires.

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