** LE POINT SUR LES MARCHÉS à l'ouverture des Bourses en Europe **

mercredi 8 octobre 2014 09h46
 

PARIS/LONDRES, 8 octobre (Reuters) - Les Bourses européennes ont ouvert
stable ou en baisse mercredi, après leurs pertes de la veille, le ralentissement
de la croissance mondiale ayant incité les investisseurs à chercher refuge sur
le marché obligataire et le yen, tandis que le pétrole est tombé à ses plus bas
niveaux en plus de deux ans. 
    À Paris, l'indice CAC 40 est stable (-0,02%) à 4.208,20 points vers
7h30 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,31% et à Londres, le FTSE 
cède 0,24%. L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro cède 0,05% et le
FTSEurofirst 300 0,37%, ayant touché un plus bas d'un mois et demi. 
    Presque tous les secteurs sont dans le rouge, cycliques et transport en tête
sauf celui de la distribution qui grignote 0,11%. 
    La veille, les marchés européens avaient cédé entre 1% et 2% à la suite de
l'annonce d'une baisse de 4,0% de la production industrielle allemande en août,
la plus marquée depuis janvier 2009, et de la révision en baisse des prévisions
de croissance mondiale du FMI.  
    "Le FMI n'a pas mâché ses mots hier (...) et en a encore rajouté en disant
que la croissance mondiale pourrait ne plus jamais atteindre ses niveaux d'avant
la crise", commente Jonathan Sudaria, trader chez London Capital Group. "Au
moins à court terme, il semble que les traders en sont, eux aussi, arrivés à la
même conclusion vu la poursuite du courant de ventes ce matin." 
    Dernier signe en date du malaise, la croissance du secteur des services en
Chine s'est tassée en septembre, attestant à son tour d'un ralentissement
susceptible de pousser Pékin à prendre de nouvelles mesures de relance. L'indice
PMI HSBC/Markit a reculé à 53,5 contre un pic de 17 mois de 54,1 en août. 
    La Bourse de Tokyo, comme l'ensemble des marchés asiatiques, a également
perdu du terrain ce matin, au lendemain d'une chute des cours à Wall Street.    
   
    La perspective d'une poursuite de la baisse de l'inflation dans le monde,
qui pourrait même retarder le relèvement des taux d'intérêt de la Réserve
fédérale a favorisé tout particulièrement les achats de dette souveraine.
    Aux valeurs en Europe, Air France-KLM perd 5%, plus forte baisse
de l'indice SBF120, après avoir annoncé que le coût de la grève des
pilotes peut atteindre 500 millions d'euros.  
    L'indice des transports en Europe (-1,58%), accuse la plus forte
baisse sectorielle, déstabilisé en outre par le risque lié au virus Ebola.
    Areva perd près de 3% après avoir annoncé son intention de
réduire ses investissements et de céder au moins 450 millions d'euros d'actifs,
pour tenter d'éviter une dégradation de ses notes de crédit. 
    Sur le marché des changes, le dollar reprend un peu de terrain face au yen,
à 108,35, après être tombé à un plus bas de trois semaines de 107,82, alors
qu'il avait atteint un pic de six ans à 110,09 la semaine dernière. L'euro est
tombé à son plus bas d'un mois à 136,50 yens avant de remonter à 136,90.   
    Sur le front du pétrole, le Brent est tombé sous le seuil des 91 dollars le
baril, à son plus bas niveau en 27 mois, frappé par les craintes sur la
croissance dans un contexte d'accumulation des stocks de pétrole aux Etats-Unis.
   
    Les minutes de la dernière réunion de la Fed sont attendues après la clôture
en Europe et les marchés seront très attentifs au débat entre les "faucons" et
les "colombes" au sein du comité de politique monétaire de la banque centrale.  
    Enfin, Alcoa lance la saison des résultats trimestriels aux
Etats-Unis après la clôture de Wall Street.       
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 
 

 (avec Alistair Smout, Juliette Rouillon pour le service français, édité par
Wilfrid Exbrayat)