Tele Columbus ne renonce pas à son projet d'IPO à Francfort

mardi 7 octobre 2014 16h22
 

FRANCFORT, 7 octobre (Reuters) - Tele Columbus prévoit toujours de s'introduire en Bourse de Franfort, a déclaré le directeur financier du câblo-opérateur allemand, quelques jours après les premières cotations jugées décevantes de Zalando et Rocket Internet.

"Notre chemin nous conduit à l'évidence en Bourse. Pour être plus clair: nous n'avons pas été contactés récemment et nous ne sommes pas engagés dans des discussions en vue d'une éventuelle vente du groupe", a affirmé Frank Posnanski à Reuters lors d'une interview.

Tele Columbus, détenu par plusieurs fonds dont des fonds spéculatifs suite à sa restructuration financière, a annoncé en septembre qu'il vendrait des actions nouvelles et anciennes lors de son IPO et qu'il visait une cotation sur le segment Prime Standard de Francfort.

Le câblo-opérateur veut lever au moins 300 millions d'euros en Bourse avant la fin de l'année.

Le numéro trois allemand du secteur, derrière Unitymedia Kabel BW, filiale de Liberty Global, et Kabel Deutschland, du groupe Vodafone, n'envisage pas de renoncer malgré les débuts décevants de Zalando et Rocket Internet la semaine dernière.

Le titre de la société d'habillement en ligne Zalando a déjà perdu près d'un tiers de sa valeur et celui de l'incubateur de startups Rocket Internet a cédé plus de 20%.

"Les performances en Bourse de Zalando et Rocket Internet ne changent rien. Notre modèle économique et les marchés sur lesquels on intervient ne sont pas comparables avec ceux de Zalando et Rocket Internet", a déclaré Frank Posnanski.

Selon une personne proche du dossier, les investisseurs décortiqueront l'IPO. "Bien sûr, les investisseurs regarderont la valorisation de plus près après les flops de Rocket Internet et de Zalando", a déclaré cette source, qui a souhaité rester anonyme. "Ils voudront probablement un prix un peu plus prudent."

Le directeur financier de Tele Colombus, qui a jugé une vente peu probable à court terme, a laissé la porte ouverte à une éventuelle fusion avec Primacom, un concurrent de taille plus modeste mais qui, comme lui, compte la majorité de ses clients dans l'est de l'Allemagne. (Alexander Hübner, Peter Maushagen et Harro Ten Wolde, Mathilde Gardin pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)