Guéant rejette toute implication de l'Elysée dans le "Kazakhgate"

jeudi 9 octobre 2014 10h53
 

PARIS, 9 octobre (Reuters) - L'ancien secrétaire général de l'Elysée sous Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, a rejeté jeudi toute implication de l'ex-président et de lui-même dans une affaire de rétrocommissions présumées en marge de contrats signés avec le Kazakhstan.

Ces contrats, de près de deux milliards d'euros, portaient notamment sur la livraison de 45 hélicoptères par Eurocopter, depuis rebaptisé Airbus Helicopters.

Une information judiciaire a été ouverte le 18 mars 2013 pour blanchiment en bande organisée, corruption active d'agents publics étrangers et complicité et recel de ces délits, a-t-on appris de source judiciaire.

La justice française enquête depuis le printemps 2012 sur des rétrocommissions présumées en marge de contrats signés en 2010 entre la France et le Kazakhstan, ont révélé Le Canard enchaîné et Le Monde.

D'après Le Monde, "Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir fait pression en 2011 sur le Sénat belge, à la demande du président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, afin d'adoucir le sort judiciaire de trois hommes d'affaires d'origine kazakhe poursuivis en Belgique".

Une intervention qui aurait été posée comme condition à la signature des contrats.

"Jamais le président Sarkozy ni quiconque à l'Elysée n'a demandé quoi que ce soit à la Belgique", a déclaré jeudi Claude Guéant sur France Info.

"Effectivement le président Sarkozy a fait un déplacement au Kazakhstan à la fin de 2009. Comme il est d'usage dans ce type de déplacements, un certain nombre de contrats ont été évoqués. Mais ce que je puis assurer c'est que ni Nicolas Sarkozy ni le secrétaire général que j'étais, ni personne à l'Elysée n'a participé à la négociation des contrats commerciaux."

L'ex-secrétaire général de l'Elysée a précisé que des "collaborateurs" de l'Elysée avaient suggéré le nom d'un avocat pour assurer la défense de l'un des trois hommes inquiétés en Belgique.   Suite...