GB/Indicateurs-Les finances publiques se détériorent au S1

mardi 21 octobre 2014 10h49
 

LONDRES, 21 octobre (Reuters) - Les principaux indicateurs
macro-économiques britanniques publiés ce mois-ci :
    
    * EMPRUNTS DU SECTEUR PUBLIC EN HAUSSE DE 15,3% EN SEPTEMBRE
    21 octobre -  L'état des finances publiques du pays s'est à
nouveau détérioré en septembre, selon des chiffres publiés mardi
par l'Office des statistiques nationales (ONS) qui vont à
l'encontre de la volonté de la coalition au pouvoir de contenir
les déficits.
    L'ONS, qui a modifié en août sa manière de comptabiliser le
déficit budgétaire pour se conformer aux nouvelles directives
européennes, précise que les emprunts nets du secteur public,
hors banques contrôlées par l'Etat, se sont établis à 11,8
milliards de livres (14,9 milliards d'euros) le mois dernier,
soit une hausse de 15,3%.
    Les économistes avaient anticipé une stabilité de ces
emprunts, à 10,5 milliards.
    Sur le premier semestre de l'exercice fiscal 2014-2015,
commencé le 1er avril, les emprunts net du secteur public ont
représenté 58,0 milliards de livres, soit une hausse de 10,3%
par rapport à la même période de 2013-2014.
    En mars, le gouvernement a dit viser une baisse de 10% des
emprunts du secteur publics sur l'exercice 2014-2015 afin de
ramener le déficit budgétaire à un niveau représentant 5,5% du
produit intérieur brut (PIB) contre quelque 5,7% (chiffre
révisé) en 2013-2014.
    Selon l'ancienne mesure, le déficit des finances publiques
s'est établi à 12,6 milliards de livres, soit une hausse de
14,5%.
    La réduction des déficits publics est au coeur de la
politique économique menée par la coalition entre conservateurs
et libéraux-démocrates, au pouvoir depuis 2010.
    La faiblesse de la hausse du produit intérieur brut (PIB) en
2011 et 2012 a rendu inatteignable son objectif initial de
résorber le déficit d'ici 2015.
    Tableau 
    
    * LA BAISSE DU CHÔMAGE RALENTIT EN SEPTEMBRE
    15 octobre - Le nombre de demandeurs d'emploi a continué de
diminuer en septembre au Royaume-Uni mais à un rythme qui
ralentit, selon des chiffres officiels publiés mercredi.
    Le nombre de chômeurs a baissé de 18.600 à 952.000 alors que
les économistes attendaient en moyenne une diminution de 35.000.
Il s'agit de la baisse la plus modeste depuis avril 2013.
    Sur les trois mois à fin août, la population en emploi a
augmenté de 46.000 à 30,7 millions, sa plus faible croissance
depuis la période de mars-mai 2013.
    Malgré ce ralentissement, le taux de chômage au sens du
Bureau international du travail a reculé à 6,0% en juin-août, au
plus bas depuis août-octobre 2008. Les économistes attendaient
en moyenne 6,1%.
    Les revenus salariaux, bonus compris, ont augmenté de 0,7%
sur ces trois mois, comme attendu par les économistes, soit un
chiffre inférieur à l'inflation qui a été de 1,5% en août. Hors
primes, la hausse a atteint 0,9%.
    Tableau 
    
    * L'INFLATION RALENTIT PLUS QUE PRÉVU
    14 octobre - L'inflation a nettement ralenti en septembre
pour tomber à son plus bas niveau depuis cinq ans, une évolution
qui rend une hausse des taux d'intérêt moins urgente même si
l'activité économique dans son ensemble affiche une santé
robuste.
    Selon les données publiées mardi par l'Office national de la
statistique, les prix à la consommation ont augmenté de 1,2% sur
un an en septembre - contre +1,5% en août - en raison notamment
de la chute des prix de l'essence et des aliments.
    Les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé une
inflation à 1,4%.
    D'autres chiffres de l'Office national des statistiques
montrent que les prix à l'entrée des usines ont reculé de 0,4%
sur un an, soit leur repli le plus marqué depuis septembre 2009.
    Ces éléments devraient conforter ceux qui pensent que la
Banque d'Angleterre (BoE) maintiendra ses taux à leur plus bas
historique jusqu'à la mi-2015.
    Mark Carney, gouverneur de la BoE a dit le mois dernier
qu'un premier tour de vis monétaire pourrait intervenir au
printemps si le marché du travail retrouvait sa situation
d'avant la crise financière.
    Mais, depuis, des signes montrant que la zone euro pourrait
connaître une nouvelle récession se sont accumulés, ce qui pèse
sur la demande pour les produits britanniques, notamment dans le
secteur manufacturier.
    L'Office national de la statistique a enfin dit que les prix
immobiliers avaient augmenté de 11,7% sur un an en août, hausse
similaire à celle enregistrée en juillet.
    
    * RÉDUCTION DU DÉFICIT COMMERCIAL EN AOÛT
    10 octobre - Le déficit commercial s'est réduit en août à
9,099 milliards de livres contre 10,414 milliards le mois
précédent, soit le plus faible depuis avril, a annoncé l'Office
national de la statistique vendredi.
    Les économistes anticipaient un déficit de 9,6 milliards.
    En prenant en compte l'excédent des services, le déficit
global est de 1,917 milliard de livres contre 3,079 milliards.
    Les exportations ont diminué de 2,3% mais les importations
ont rétrogradé de 6,2%.     
    Tableau:    
       
    * STABILITÉ DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE EN AOÛT
    7 octobre - La production industrielle est restée stable en
août au Royaume-Uni, comme attendu par les économistes,
témoignant d'un ralentissement de la reprise même si la
statistique a été affectée par des opérations de maintenance
dans l'industrie automobile et le secteur pétrolier.
    La hausse de juillet a été révisée à 0,4% au lieu de 0,5%.
    Sur un an, la production industrielle a progressé de 2,5%
après une hausse de 2,2% en juillet (révisée de 1,7%).
    La production d'hydrocarbures a reculé de 1,7% sur le mois
et de 6,9% sur un an, reflétant notamment une fermeture de 25
jours du site de Buzzard en mer du Nord, a précisé l'Office des
statistiques nationales (ONS).
    La production manufacturière, qui ne tient pas compte de
l'énergie, a progressé modestement de 0,1% après une croissance
de 0,3% le mois précédent, là encore en ligne avec les
estimations des économistes.
    L'ONS a imputé ce ralentissement à la fermeture de lignes
d'assemblage du secteur automobile à des fins de maintenance.
    Sur les trois mois à fin août, la production manufacturière
ressort inchangée après une baisse de 0,4% sur les trois mois à
fin juillet. Sur un an, la production manufacturière d'août est
néanmoins en hausse de 3,9%, août 2013 ayant été un mois
particulièrement faible. 
    Tableau