France-Hausse du déficit budgétaire à E94,1 mds à fin août

mardi 7 octobre 2014 09h00
 

PARIS, 7 octobre (Reuters) - Le déficit du budget de l'Etat français à fin août s'élevait à 94,1 milliards d'euros, soit plus que l'an dernier à la même époque (93,6 milliards), selon les données publiées mardi par le ministère du Budget.

Selon le ministère, cette hausse du déficit s'explique en particulier par les dépenses liées au programme d'investissements d'avenir, tandis que les recettes baissent en raison notamment de l'entrée en vigueur du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE).

En excluant les dépenses exceptionnelles, le déficit s'est réduit de 2,3 milliards d'euros par rapport à l'an dernier, précise Bercy.

Dans son projet de budget de l'Etat pour 2015 présenté mercredi dernier, le gouvernement prévoit que le déficit de l'Etat atteindra 87 milliards d'euros cette année et 75,7 milliards l'an prochain.

Le déficit public, qui comprend en outre les comptes sociaux et ceux des collectivités locales, se réduirait à peine pour atteindre 4,3% du PIB l'an prochain, après 4,4% prévu cette année (au lieu de 3,8% prévu auparavant).

Au 31 août, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) atteignent 253,9 milliards d'euros contre 257,5 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 3,6 milliards.

Sans les dépenses exceptionnelles (investissements d'avenir, dotation au Mécanisme européen de stabilité et à la Banque européenne d'investissement), les dépenses baissent de 6,4 milliards d'euros par rapport à l'an dernier.

Le ministère souligne dans son communiqué que "ce montant est cohérent avec la trajectoire de dépense qui découle de la loi de finances pour 2014 et des mesures d'économies complémentaires (1,6 milliard d'euros) adoptées dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2014".

Il précise que la charge de la dette, en baisse de 1,5 milliard d'euros par rapport à fin août 2013 (26,7 milliards contre 28,2 milliards), "est maîtrisée en raison notamment du maintien des taux d'intérêt à un très faible niveau".   Suite...