Union-Moscovici, pris dans l'étau politique, devra patienter

vendredi 3 octobre 2014 13h15
 

PARIS, 3 octobre (Reuters) - Pierre Moscovici va devoir rendre une nouvelle copie et patienter avant de savoir si les députés européens acceptent que lui soit confié le commissariat aux Affaires économiques, en raison d'un bras de fer entre droite et gauche à Bruxelles.

L'ancien ministre des Finances a été entendu pendant trois heures jeudi matin et a fait tout autant les frais de sa nationalité que du sort réservé aux candidats conservateurs, malmenés par les Verts et la gauche radicale notamment.

Au lendemain de la présentation du budget de la France pour 2015, qui formalise le dérapage du déficit et le report de deux années du passage sous la barre des 3% inscrite dans le pacte de stabilité, Pierre Moscovici a dû à de multiples reprises évoquer son action aux côtés de François Hollande.

"Je suis Français, on l'a compris", a-t-il même fini par lâcher après avoir répondu à une énième question sur sa capacité à faire appliquer aux autres membres de l'UE, mais surtout à la France, des règles que Paris ne cesse d'ignorer.

Ainsi a-t-il dû insister : "les règles, rien que les règles", ou encore "je ne suis pas là pour défendre je ne sais quelle dérogation, je ne sais quelle exception, je ne sais quelle suspension".

S'il a été bousculé de la même manière par les conservateurs, dont la majorité des questions ont porté sur le déficit de la France, c'est aussi que Pierre Moscovici est au coeur d'une épreuve de force politique.

CHANTAGE

Le Britannique Jonathan Hill, désigné pour les Services financiers, va devoir passer une deuxième audition après avoir échoué à répondre sur des questions comme le trading à haute fréquence ou les "eurobonds".   Suite...