France-Procès des délits d'initiés présumés chez EADS

jeudi 2 octobre 2014 11h26
 

* Trois semaines de procès

* Sept actuels et ex-dirigeants, deux anciens actionnaires

* Les difficultés de l'A380 et de l'A350 au coeur du dossier

par Chine Labbé

PARIS, 2 octobre (Reuters) - Sept anciens et actuels responsables d'EADS, depuis rebaptisé Airbus, et ses deux anciens actionnaires Daimler et Lagardère comparaissent à partir de vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris pour délit d'initiés présumés en 2006.

Ils sont accusés d'avoir cédé des actions EADS et réalisé des plus-values importantes alors qu'ils auraient disposé d'informations privilégiées sur les difficultés de la société, notamment sur ses programmes A350 et A380.

Tous nient les soupçons qui pèsent sur eux et soulignent avoir été blanchis par l'Autorité des marchés financiers (AMF) fin 2009 pour des faits similaires.

Jugeant 20 prévenus à l'époque, l'AMF a estimé qu'ils ne possédaient pas d'informations privilégiées, c'est-à-dire précises, non publiques et ayant une influence sur le cours de l'action, au moment des faits.

À la suite d'un récent arrêt de la Cour européenne des droits de l'Homme qui a condamné l'Italie pour un système équivalent aux peines cumulées de l'AMF et du tribunal correctionnel en France, plusieurs avocats de la défense estiment que les juges devraient reconnaître vendredi l'extinction de l'action publique dans ce dossier.   Suite...