France-La loi de transition énergétique débattue à l'Assemblée

mercredi 1 octobre 2014 16h42
 

PARIS, 1er octobre (Reuters) - Les députés ont entamé mercredi l'examen du projet de loi de transition énergétique, présenté par François Hollande comme l'une des textes-clés de son mandat, qui doit permettre à la France d'alléger sa lourde dépendance à l'énergie nucléaire.

Le projet de loi, qui compte plus de 80 articles, propose de réformer la politique énergétique en réduisant drastiquement la consommation globale, en luttant contre le gaspillage dans les logements et en diminuant le recours aux énergies fossiles.

L'exécutif entend ainsi afficher son volontarisme avant d'accueillir à Paris en 2015 le sommet mondial sur le climat, qui doit déboucher sur le premier grand accord de réduction des émissions de gaz à effet de serre depuis le protocole de Kyoto, signé en 1997 et entré en vigueur en février 2005.

Les arbitrages obtenus par la quatrième ministre de l'Ecologie de François Hollande, Ségolène Royal (voir ), ont été salués par une partie des écologistes, toutefois vigilants sur l'évolution de ce texte qu'ils réclament de longue date.

Interrogée mercredi matin sur le fait de savoir si les Verts allaient voter la loi, Cécile Duflot, ex-ministre du Logement et députée EELV de Paris, a estimé que certains dispositifs, comme celui destiné aux énergies renouvelables, étaient positifs mais qu'il ne s'agissait pas encore d'un "bon texte".

"Les écologistes sont prêts à soutenir une loi qui va dans le bon sens mais seront extrêmement vigilants sur les garanties et la mise en oeuvre", a-t-elle dit sur Europe 1.

Écologistes et associations s'alarment notamment du flou encadrant la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), une promesse de campagne du président qui ne figure pas telle quelle dans le texte - car n'étant pas de nature législative.

Le texte prévoit en revanche un plafonnement de la capacité nucléaire française à 63 gigawatts, condamnant de fait une centrale à la fermeture pour compenser la mise en service de l'EPR de Flamanville attendue en 2016.

Mardi, Ségolène Royal a déclaré que la fermeture de la centrale de Fessenheim restait privilégiée mais que le gouvernement étudierait toute autre proposition émanant d'EDF pour adapter son parc, comme le prévoit le projet de loi. (Voir )   Suite...