La Bourse de Tokyo finit en baisse, Sumitomo sanctionné

mardi 30 septembre 2014 08h13
 

TOKYO, 30 septembre (Reuters) - La Bourse de Tokyo a fini en
baisse mardi, affectée par des indicateurs économiques décevants
et un avertissement du conglomérat Sumitomo Corp sur
ses résultats.
    Les tensions à Hong Kong où se poursuivent des
manifestations en faveur de la démocratie ont également incité à
la prudence, comme à Wall Street la veille. 
    L'indice Nikkei a perdu 137,12 points, soit 0,84%, à
16.173,52 points mais il boucle néanmoins le mois de septembre
sur un gain de quelque 4,8%, aidé notamment par la baisse du yen
qui a reculé lundi à un nouveau plus bas de six ans face au
dollar.
    L'indice Topix, plus large, a lâché 11,01 points
(0,82%) à 1.326,29.
    Sumitomo a chuté de 12,09% à 1.210,5 yens. Le géant du
négoce et des matières premières a abaissé sa prévision de
bénéfice annuel de 96%, à 10 milliards de yens au lieu de 250
milliards, en raison de pertes sur divers projets en cours et de
la baisse des prix du minerai de fer et de la houille.
    Dans son sillage, d'autres géants japonais du négoce comme
Marubeni (-3,63%), Mitsubishi Corp (-2,92%) et
Mitsui & Co (-2,23%) ont reculé également.
    "La révision (des prévisions) est tellement énorme qu'elle
jette la suspicion sur tout le secteur", explique Polina
Diyachkina, analyste qui suit ces firmes pour Macquarie Research
à Toko.
    Egalement en baisse, l'opérateur télécoms Softbank 
a décroché de 1,51%. Une source du groupe et des sources
bancaires au Japon ont confirmé une information du Wall Street
Journal faisant état d'un coup de froid dans les discussions en
cours pour racheter le studio américain DreamWorks Animation
, lequel chutait de 9% dans les transactions
d'après-Bourse à Wall Street.
    Sur le front des indicateurs, le gouvernement a annoncé un
recul bienvenu du taux de chômage en août, à 3,5%, mais les
ventes au détail et la production industrielle ont également
baissé.

 (Ayai Tomisawa, Véronique Tison pour le service français, édité
par Benoît Van Overstraeten)