LEAD 1-Wall Street en forte baisse, Apple et le dollar pèsent

jeudi 25 septembre 2014 22h39
 

* Le Dow a perdu 1,54%, le S&P-500 1,62%, le Nasdaq 1,94%
    * Le S&P clôture sous sa moyenne mobile à 50 jours
    * Apple tire le marché à la baisse, la vigueur du dollar
inquiète
    * Travelport finit en hausse pour sa première cotation

    NEW YORK, 25 septembre (Reuters) - Wall Street a fini en
forte baisse jeudi sous la pression d'Apple lourdement
sanctionné après les ratés de la mise à jour de son système
d'exploitation iOs 8 et alors le dollar fort commence à susciter
des inquiétudes.
    L'indice Dow Jones a cédé 264,26 points, soit 1,54%,
à 16.945,80 avec l'ensemble de ses 30 composantes dans le rouge.
    Le Standard & Poor's 500, référence des gérants
américains, a perdu 32,30 points ou 1,62% à 1.966,00, sa plus
forte baisse depuis le mois de juillet qui le fait clôturer sous
un important niveau de soutien et à quelque 2,3% de sa dernière
clôture record.
    Le Nasdaq Composite a lâché de son côté 88,47 points
(1,94%) à 4.466,75.
    Apple, en baisse de 3,81% à 97,87 dollars avec près de 100
millions de titres échangés, a plombé le S&P comme le Nasdaq 100
 après avoir dû retirer la mise à jour de son nouveau
système d'exploitation pour téléphones portables et tablettes,
derniers déboires en date subis par le groupe depuis la
présentation de l'iPhone 6 et l'iPhone 6 Plus au début du mois.
 
    En deux séances, la firme à la pomme a vu partir en fumée
quelque 25 milliards de dollars de capitalisation boursière. 
    Les dix grands indices sectoriels S&P ont fini en repli, les
technologiques (-2,28%) signant la plus mauvaise
performance. 
    Le S&P lui-même a clôturé dix points sous le niveau des
1.976 correspondant à sa moyenne mobile à 50 jours, un support
technique important sur lequel il avait pu rebondir lorsqu'il
l'avait testé précédemment.
    La vigueur du dollar commence par ailleurs à inquiéter
certains investisseurs. Le billet vert s'est encore raffermi
d'environ 0,2% sur la journée face à un panier de devises 
pour atteindre un plus haut de quatre ans, et sa progression de
près de 7% depuis le début du trimestre n'a pas eu d'équivalent
depuis six ans.
    "On peut s'attendre à des répercussions sur les résultats
des entreprises car c'est un mouvement comme on n'en voit pas
souvent", commente Bill Stone, stratège chez PNC Wealth
Management à Philadelphie.
    Le dollar se traitait à 1,2745 pour un euro en fin de
séance, en repli de 0,27% sur la journée, après avoir grimpé
auparavant jusqu'à 1,26955 sur la plate-forme EBS, un pic depuis
novembre 2012.
    Pour John Schmitz, gérant chez Bahl & Gaynor à Cincinnati,
"la hausse du dollar entraîne certes des ventes contraires pour
les grandes entreprises mais la baisse des indices boursiers
constitue une opportunité pour revenir sur le marché."
    
    TRAVELPORT À BON PORT
    Les indicateurs du jour n'ont pas apporté de soutien. Les
commandes de biens durables ont chuté de 18,2% en août, un
chiffre spectaculaire mais à peu près conforme aux attentes
après leur bond de juillet, tandis que les inscriptions au
chômage ont légèrement augmenté la semaine dernière.
  
    La croissance de l'activité des services a quant à elle
ralenti ce mois-ci pour revenir à son niveau le plus faible
depuis mai, selon l'enquête PMI de Markit. 
    Le recul de Wall Street fait écho à la baisse des Bourses
européennes, avec le CAC 40 qui a perdu 1,32% à Paris et
l'EuroFirst 300 en repli de 0,92%, à son plus bas
niveau depuis la fin août. 
    La vigueur du dollar, accentuée par l'élargissement du
spread entre rendements américains et allemands à leur plus haut
niveau depuis 15 ans, a pesé sur les cours du brut et les prix
des autres matières premières, affectant par ricochet les
valeurs du secteur de l'énergie comme ExxonMobil 
(-1,64%) ou Chevron (-1,41%).
    Les conditions difficiles ont quelque peu éclipsé les débuts
en Bourse de la société de réservation de voyages Travelport
Worldwide, qui a pourtant fini sur un gain de 2,5% à
16,40 dollars après avoir, en séance, gagné jusqu'à 10,6%.
    Le prix d'introduction de 16,00 dollars pour les 30 millions
de titres mis en vente, à la limite supérieure de la fourchette
indicative (14-16 dollars), a permis à la société contrôlée par
Blackstone de lever quelque 480 millions de dollars.

 (Chuck Mikolajczak et Ryan Vlastelica, Véronique Tison pour le
service français)