France-Le Medef pose ses conditions pour des négociations Unedic

vendredi 7 octobre 2016 09h11
 

* Gattaz veut d'abord un "diagnostic partagé" avec les syndicats

* Le patron du Medef se donne jusqu'en mai 2017 pour y parvenir

* Manuel Valls fait pression sur les partenaires sociaux

PARIS, 7 octobre (Reuters) - Le président du Medef pose ses conditions à une reprise des négociations sur une nouvelle convention d'assurance-chômage, qu'il n'envisage pas avant l'élection présidentielle de 2017, dans une interview publiée vendredi par Les Echos.

Pierre Gattaz rejette par avance toute taxation des contrats de travail courts, sujet sur lequel ont butté ces négociations en juin, contraignant l'Etat à reprendre la main ( ). Il souhaite avant toute chose que les partenaires sociaux se mettent d'accord sur un "diagnostic partagé".

Il réplique ainsi indirectement au Premier ministre, qui a exhorté dimanche syndicats et patronat à se remettre autour de la table et annoncé que le gouvernement les réunirait dans les prochaines semaines.

Manuel Valls a également dit au "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI que la taxation des contrats courts restait à l'étude, même si "elle n'est pas facile à mettre en oeuvre", parmi les pistes à envisager pour alléger la pression financière sur l'Unedic, organisme gestionnaire de l'assurance-chômage.

"Nous sommes prêts à reprendre les négociations dès la semaine prochaine. Mais si c'est pour nous imposer une taxation des contrats courts, ce n'est définitivement pas possible", répond Pierre Gattaz. "Ce serait une bêtise contre-productive."

Il se dit en revanche prêt à ouvrir des discussions sur la "permittence", néologisme désignant l'alternance accélérée de contrats de travail de très courte durée et de périodes de chômage indemnisées, qui est devenu un mode de gestion du personnel dans nombre d'entreprises et coûte cher à l'Unedic.   Suite...