GB-May juge que les taux bas et le QE ont eu des effets négatifs

mercredi 5 octobre 2016 14h42
 

BIRMINGHAM, Angleterre, 5 octobre (Reuters) - Les mesures d'urgence prises par la Banque d'Angleterre pour préserver l'économie britannique depuis la crise financière de 2008 ont eu des effets secondaires négatifs et le moment est venu d'une nouvelle approche pour soutenir la croissance économique, a déclaré mercredi Theresa May.

Le taux d'intervention de la banque centrale, à 0,25%, est à un plus bas record et la BoE a récemment élargi ses rachats d'obligations dans le cadre de son programme d'assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE) destiné à soutenir l'activité.

"Si la politique monétaire de taux d'intérêt très bas et d'assouplissement quantitatif a fourni le traitement d'urgence nécessaire après l'effondrement financier, nous devons reconnaître qu'il y a eu des effets secondaires négatifs", a dit la Première ministre britannique dans un discours au congrès annuel de son Parti conservateur.

"Les gens qui possédaient des actifs sont devenus plus riches, les gens qui n'en avaient pas ont souffert; les gens qui avaient des emprunts se sont retrouvés avec une dette moins coûteuse, les gens qui avaient de l'épargne se sont retrouvés plus pauvres", a-t-elle poursuivi. "Un changement doit avoir lieu et nous allons le mettre en oeuvre."

Mark Carney, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, a lui-même récemment déclaré que la capacité des banquiers centraux à continuer de soutenir l'économie était limitée et qu'il revenait aux gouvernements de prendre les mesures nécessaires pour garantir une croissance à long terme.

Theresa May, parvenue au pouvoir après le vote britannique en faveur d'une sortie de l'Union européenne le 23 juin, a réitéré la détermination de son gouvernement à "continuer de viser un budget à l'équilibre". Elle a déjà formulé cet engagement même si elle a aussi renoncé à l'objectif de l'ancien ministre des Finances, George Osborne, d'un basculement vers un excédent budgétaire d'ici 2020. (Kylie MacLellan, Elizabeth Piper et Stephen Addison; Bertrand Boucey pour le service français)