Hollande justifie le sauvetage d'Alstom-Belfort face aux critiques

mercredi 5 octobre 2016 17h28
 

ERAGNY, Val-d'Oise, 5 octobre (Reuters) - L'Etat a pris ses responsabilités dans le sauvetage contesté du site Alstom de Belfort en conciliant sérieux budgétaire et pérennité industrielle, a déclaré mercredi François Hollande.

"L'Etat a pris ses responsabilités et a fait en sorte que nous puissions à la fois maîtriser nos finances publiques et assurer la pérennité de l'entreprise", a justifié le président, qui inaugurait le centre de recherche et développement de Safran Electronics et Défense ( ) à Eragny (Val-d'Oise).

"Il y avait un doute sur le maintien des sites, notamment le site de Belfort, et le choix qui a été fait c'est d'assurer par la commande d'Etat de donner toutes sortes de charges à des sites et à des entreprises qui en ont le plus besoin", a-t-il souligné.

Le gouvernement a dû se défendre mardi des accusations de "bricolage" lancées après l'annonce du plan de sauvegarde du site de Belfort, qui passera par l'achat direct par l'Etat de 15 TGV.

"Certains se posent toujours des questions. Quand l'Etat est absent, on met en cause son inertie. Mais quand l'Etat est présent, on s'interroge sur les moyens dont il dispose pour assurer l'avenir", a répondu le président.

Outre la commande de TGV, Alstom et l'Etat investiront 70 millions d'euros pour engager la diversification du site de Belfort, qui deviendra notamment le centre européen de référence de la maintenance des locomotives du groupe.

"On ne peut pas remplir des carnets de commandes simplement par la commande d'Etat. Il était nécessaire, indispensable, de permettre une diversification, de faire en sorte qu'à Alstom aussi, il puisse y avoir le TGV du futur, le bus électrique, bref tout ce qui peut favoriser la diversification", a expliqué François Hollande. (Jean-Baptiste Vey et Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet)