ECLAIRAGE-Alstom-Le gouvernement français accusé de "bricolage"

mardi 4 octobre 2016 19h34
 

* L'achat de rames TGV par l'Etat moquée

* Pour les critiques, aucune solution structurelle n'est trouvée

* Le gouvernement se défend de tout "bricolage"

par Emmanuel Jarry

PARIS, 4 octobre (Reuters) - Le gouvernement a dû se défendre mardi des accusations de "bricolage" lancées après l'annonce du plan de sauvetage du site Alstom de Belfort, qui passera par l'achat par l'Etat de TGV pour les faire rouler à vitesse réduite.

A moins de sept mois de l'élection présidentielle, François Hollande et Manuel Valls ont sans doute évité, avec l'aide du secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, un nouveau Florange (Moselle), où la fermeture des hauts-fourneaux reste un symbole de l'incapacité du pouvoir à tenir ses promesses.

Les élus locaux et les représentants syndicaux des salariés d'Alstom ont certes manifesté leur soulagement.

Mais ce plan improvisé en trois semaines, après l'annonce par Alstom du transfert en Alsace du site de Belfort, laisse entières les interrogations sur un Etat actionnaire et une politique industrielle jugés défaillants.

La mesure la plus moquée est la commande anticipée par l'Etat, pour environ 500 millions d'euros, de 15 TGV voués à rouler sur des lignes traditionnelles qui ne seront au mieux transformées en liaisons à grande vitesse qu'en 2025-2030, avec les coûts supplémentaires de fonctionnement que cela suppose.   Suite...