LEAD 1-France-Une garantie publique pour les agriculteurs en difficulté

mardi 4 octobre 2016 11h59
 

(Actualisé avec précisions, réactions et autres citations)

PARIS, 4 octobre (Reuters) - Le gouvernement français a annoncé mardi la création d'une garantie publique pour permettre aux agriculteurs en difficulté de se refinancer à des taux avantageux afin de surmonter la crise liée notamment aux intempéries du printemps.

L'objectif est de générer 1,5 milliard d'euros de prêts à moyen terme pour renforcer les fonds de roulement et réduire les charges de remboursement. Le gouvernement estime que 50.000 à 80.000 agriculteurs pourraient en bénéficier.

Face aux crises agricoles, "nous avons besoin d'une mobilisation de tous les acteurs", a dit aux journalistes le Premier ministre, Manuel Valls, après une réunion avec des représentants des secteurs de l'agriculture et de la banque.

L'objectif de cette garantie, a ajouté le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, "c'est que les taux d'intérêt qui seront demandés aux agriculteurs soient les plus bas quelle que soit la situation de l'exploitation agricole".

Pour ce faire, l'Etat dotera la Banque publique d'investissement d'un fonds de garantie qui portera la moitié du risque associé à ces prêts, les banques portant l'autre moitié.

Ce fonds sera accessible à tous les agriculteurs mais le coût de la garantie publique sera pris en charge par l'Etat pour ceux dont l'excédent brut d'exploitation prévisionnel 2016 est en recul d'au moins 20% par rapport à la moyenne des cinq dernières années, en excluant la meilleure et la plus mauvaise.

La taille du fonds, et donc l'ampleur de l'engagement de l'Etat, dépendra du coût du risque, qui n'est pas encore déterminé. Le fonds sera doté au fur et à mesure, en fonction des besoins, ont précisé les services du Premier ministre et du ministre de l'Agriculture.

La garantie publique sera accordée pour des nouveaux prêts de 2 à 7 ans pour les fonds de roulement ainsi que pour l'aménagement de crédits existants afin de rééchelonner les dettes et de réduire les charges annuelles de remboursement.   Suite...