October 3, 2016 / 8:12 PM / 10 months ago

LEAD 2-Le 4e trimestre démarre doucement pour Wall Street

5 MINUTES DE LECTURE

(Actualisé avec des précisions, éléments de change et obligataires)

par Yashaswini Swamynathan et Noel Randewich

NEW YORK, 3 octobre (Reuters) - Wall Street a entamé le quatrième trimestre poussivement, terminant la séance de lundi en baisse modérée, dans le sillage des services aux collectivités ("utilities"), des valeurs des produits de première nécessité et des financières, ces dernières continuant de pâtir des mésaventures de Deutsche Bank en Europe et de Wells Fargo outre-Atlantique.

La première banque allemande fait son possible pour parvenir avant l'élection présidentielle du 8 novembre à un accord à l'amiable avec les autorités américaines, qui lui réclament 14 milliards de dollars (12,5 milliards d'euros) pour régler un litige lié à la vente de titres adossés à des créances hypothécaires.

Il n'y a pas eu de transactions sur l'action cotée en Bourse de Francfort, fermée pour cause de jour férié, mais à New York le titre a perdu 0,84%.

Les déboires de l'établissement allemand indisposent des investisseurs dans l'attente de la prochaine avalance des résultats de sociétés trimestriels, qui se déclenchera dans quelques jours, et des élections présidentielles.

On attend une baisse de 0,5% des bénéfices des sociétés au troisième trimestre, selon des données de Thomson Reuters. Ce serait un cinquième trimestre consécutif de recul des bénéfices, imputable dans une large mesure à la faiblesse des prix pétroliers.

L'indice Dow Jones a perdu 54,30 points (0,30%) à 18.253,85 points. Le S&P-500, plus large, a cédé 7,07 points (0,33%) à 2.161,20 points. Le Nasdaq Composite a reculé de 11,13 points (0,21%) à 5.300,87 points.

Pour Quincy Krosby (Prudential Financial), il faut voir dans la tendance du jour une réaction technique à une situation suracheteuse de la semaine passée. "La nervosité va sans doute croître et embellir à mesure qu'on se rapprochera de la statistique de l'emploi de vendredi", a-t-il ajouté.

La suprématie exercée par cet indicateur particulier explique que le marché n'ait guère réagi à la croissance plus forte que prévu de l'activité du secteur manufacturier en septembre.

La statistique a eu en revanche pour effet de faire monter les rendements des emprunts d'Etat américains, un élément qui a pesé sur le secteur des "utilities", et de tirer le dollar vers le haut face à un panier de devises.

"Cette semaine, c'est l'emploi qui aura la vedette", a résumé Dan Mullholand (Credit Agricole).

Le marché attend 170.000 emplois nouveaux en septembre, selon des économistes interrogés par Reuters.

Le fait que le Premier ministre britannique Theresa May ait annoncé dimanche, à propos de la procédure de sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne (UE), que Londres invoquerait l'article 50 du Traité européen avant la fin mars 2017 a également pesé sur la tendance.

Et aussi sur le sterling qui a tutoyé son plus bas de 31 ans touché contre le dollar en juillet et inscrit un plus bas de trois ans face à l'euro.

Parmi les 10 grands indices sectoriels du Standard & Poor's, celui des "utilities" accuse une baisse de 1,35%, tandis que l'indice des financières recule de 0,43%, entraîné par Wells Fargo qui a cédé 1,02% à un plus bas depuis décembre 2013. L'indice des valeurs de première nécessité a cédé 0,6% avec un recul de 1,21% de Procter & Gamble .

Hillary Clinton, la candidate démocrate à la présidentielle américaine, a déclaré lundi que Wells Fargo devrait répondre de son comportement et de ses pratiques à la suite du scandale des comptes fantômes ouverts par des salariés de la banque sans l'assentiment des clients concernés.

Aux valeurs encore, le constructeur de voitures électriques Tesla Motor affiche un gain de 4,7%, après avoir fait état de livraisons en hausse de 70% au troisième trimestre, à 24.500 véhicules.

Dans le secteur automobile toujours, les ventes des grands constructeurs ont légèrement diminué aux Etats-Unis au mois de septembre malgré d'importantes remises consenties pour tenter de relancer la demande.

Le volume a été de quelque 5,9 milliards de titres échangés, bien en deçà de la moyenne quotidienne de 7,1 milliards des 20 dernières séances, selon des données de Thomson Reuters.

Avec Richard Leong et Karen Brettell, Wilfrid Exbrayat pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below