La Grèce sur le point de conclure la vente d'Hellinikon

jeudi 26 mai 2016 14h16
 

ATHENES, 26 mai (Reuters) - La Grèce bouclera le mois prochain la vente du site de l'ancien aéroport international d'Hellinikon, ce qui portera le montant des privatisations cette année à plus de deux milliards d'euros, a déclaré jeudi le directeur de l'agence gouvernementale chargée des privatisations.

"Je pense que nous serons prêts courant juin", a déclaré Stergios Pitsiorlas à la chaîne de télévision Skai.

La Grèce a cédé cet immense terrain en bord de mer, dans la banlieue d'Athènes, à un consortium mené par Lamda Development pour 915 millions d'euros en 2014 mais l'opposition des résidents et des obstacles techniques ont retardé le bouclage de l'opération.

Les privatisations sont un des éléments réclamés à Athènes par ses créanciers en échange d'un plan d'aide international mais elles rencontrent une opposition politique ainsi que des obstacles bureaucratiques et n'avancent pas vite.

Athènes peut récolter plus de deux milliards d'euros par le biais de privatisations cette année et s'approcher d'un objectif de 6 milliards d'euros en 2018, a ajouté le directeur de l'agence.

La Grèce compte notamment céder une participation de 5% dans l'opérateur télécoms OTE, selon une actualisation du programme des privatisations publiée mercredi par le gouvernement.

Athènes va vendre également des participations minoritaires dans les services d'approvisionnement en eau d'Athènes et de Thessalonique, a dit Stergios Pitsiorlas.

L'opérateur ferroviaire TrainOSE et la société de maintenance du matériel roulant Rosco sont aussi proposés à la vente. La date limite pour soumettre des offres a été repoussée de quelques semaines, jusqu'au 22 juin, a fait savoir jeudi l'agence chargée des privatisations.

Après six mois de négociations, la Grèce a obtenu mercredi avec ses créanciers un accord permettant le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide de plus de 10 milliards d'euros.

(Angeliki Koutantou; Patrick Vignal pour le service français, édité par Véronique Tison)