Cinq ex-salariés d'Air France jugés pour des chemises déchirées

vendredi 27 mai 2016 10h02
 

* La CGT dénonce un "procès politique"

* Trois ans de prison en jeu

* Air France veut être reconnue comme victime

BOBIGNY, Seine-Saint-Denis, 27 mai (Reuters) - Le procès des cinq ex-salariés d'Air France poursuivis pour violences aggravées lors du comité central d'entreprise du 5 octobre 2015 s'est ouvert vendredi devant le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Le 5 octobre, le directeur des ressources humaines, Xavier Broseta, et un responsable de l'activité long-courrier, Pierre Plissonnier (tous deux présents à l'audience vendredi) avaient été pris à partie par des salariés furieux après l'annonce de 2.900 suppressions de postes.

Les images montrant ces dirigeants fuyant les manifestants, chemise arrachée et costume déchiré, ont fait le tour du monde. D'autres cadres avaient été molestés et des vigiles blessés.

Le Premier ministre, Manuel Valls, avait immédiatement dénoncé des comportements de "voyous" et demandé des sanctions "lourdes" pour leurs auteurs.

Quinze personnes au total sont poursuivies dans ce dossier.

Dix autres prévenus, ainsi que l'un des cinq, doivent en effet répondre de dégradations en réunion. Ils sont accusés d'avoir dégradé le portail d'accès au siège de la société.   Suite...