LEAD 1-France-Des stations sans essence, le gouvernement hausse le ton

lundi 23 mai 2016 18h40
 

* La CGT affirme que six raffineries sur huit sont affectées

* Les terminaux pétroliers de Fos-sur-Mer et de Lavéra bloqués

* Sapin annonce qu'il n'y aura pas d'"indulgence" (Actualisé avec nouveaux éléments)

PARIS, 23 mai (Reuters) - Plusieurs centaines de stations-service françaises ont connu lundi des difficultés d'approvisionnement en raison d'un mouvement social persistant, à l'origine de longues files d'attente par endroits et d'une crispation du gouvernement.

Les ministres des Finances et du Travail, Michel Sapin et Myriam El Khomri, ont tous deux parlé de prise d'otage de la part de la CGT, qui s'est engagé à poursuivre ses actions pour obtenir le retrait du projet de loi Travail.

"Cela va durer au moins la semaine", a déclaré sur RMC Emmanuel Lépine, responsable de la branche pétrole de la CGT. "Il n'y a qu'une manière de débloquer la situation, c'est de retirer la loi Travail, c'est très simple", a-t-il ajouté.

Sur huit raffineries en France métropolitaine, six sont affectées par le mouvement, selon la CGT.

Plusieurs centaines de militants CGT ont bloqué dans la nuit de dimanche à lundi le dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), prélude, selon le syndicat, à des actions pour arrêter la production sur l'ensemble du complexe pétrochimique de l'étang de Berre, avec les raffineries de Total à La Mède et Ineos à Lavéra.

Les salariés du site de Grandpuits, en Seine-et-Marne, ont quant à eux voté lundi l'arrêt de la production de cette raffinerie, la plus petite des cinq exploitées par Total en France, mais la plus proche de Paris.   Suite...