G7-La stabilité des monnaies est vitale, dit Aso

vendredi 20 mai 2016 13h07
 

SENDAI, Japon, 20 mai (Reuters) - Le ministre des Finances japonais Taro Aso a déclaré vendredi qu'il avait fait savoir à ses homologues du Groupe des Sept (G7) que la stabilité des monnaies était d'une importance primordiale et qu'une volatilité excessive et des fluctuations brutales du marché des changes risquaient d'être préjudiciables aux économies.

S'exprimant à Sendai, dans le nord-est du Japon, où se tient une réunion des grands argentiers du G7, Taro Aso a ajouté qu'il était opposé à toute "dévaluation compétitive des monnaies".

Le secrétaire au Trésor Jack Lew a pour sa part souligné que le sommet du Groupe des Vingt (G20) de Shanghaï avait été une réussite parce que tout le monde s'était à nouveau engagé à s'abstenir de toute dévaluation compétitive et à communiquer régulièrement. Il a ajouté qu'il espérait que la réunion du G7 de Sendai produise elle aussi des effets tout aussi notables.

Le risque d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne (UE), dit Brexit, au terme du référendum du 23 juin est aussi l'un des sujets de préoccupation primordiaux des discussions qui ont lieu ce vendredi et qui se prolongeront samedi.

A ce sujet, le commissaire européen à l'Economie Pierre Moscovici, présent également à Sendai, a dit que l'Union européenne n'avait pas de "plan B" pour stabiliser la livre dans le cas d'un Brexit.

"Nous n'avons pas de plan B pour un Brexit", a-t-il dit. "Notre seul plan est que la Grande-Bretagne reste dans une Europe unie".

Pierre Moscovici a également dit que le G7 avait amplement débattu de la nécessité de réformes structurelles, réformes que l'Allemagne considère indispensables pour soutenir la croissance mondiale, a déclaré un haut fonctionnaire du gouvernement allemand.

Deux jours auparavant, Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, estimait que Beaucoup de pays de la zone euro n'avaient ni la possibilité matérielle ni le besoin urgent d'augmenter la dépense publique et feraient mieux d'insister sur les réformes plutôt que sur l'amélioration de leur potentiel de croissance.

(Tetsushi Kajimoto, Leika Kihara et Stanley White, Michael Nienaber à Berlin, Wilfrid Exbrayat pour le service français)