Le FMI exhorte les pays africains à diversifier leurs économies

jeudi 12 mai 2016 16h39
 

KIGALI, 12 mai (Reuters) - Les pays africains confrontés à la chute des cours des matières premières doivent diversifier leurs économies, maîtriser leurs dépenses et accroître leurs recettes fiscales pour compenser leurs pertes de revenus, ont déclaré jeudi le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque africaine de développement.

La croissance économique en Afrique sub-saharienne va probablement ralentir à 3% en 2016, soit la plus faible en près de 20 ans, en raison, outre la chute des cours des matières premières, de la sécheresse en Afrique australe et orientale et des conséquences de l'épidémie de fièvre Ebola l'an dernier en Afrique de l'Ouest, a estimé récemment le FMI.

"Nous devons présumer que les prix (des matières premières) resteront faibles pendant longtemps", a déclaré David Lipton, premier directeur général adjoint du FMI, lors d'une conférence de presse au Forum économique mondial sur l'Afrique à Kigali, au Rwanda.

"Il serait logique que les pays commencent à s'ajuster (...) ce qui signifie maîtriser les dépenses, trouver des moyens de diversifier les économies, trouver des moyens d'avoir d'autres formes de recettes via le système fiscal", a-t-il ajouté.

En marge de cette conférence, Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, a jugé essentiel pour les pays africains de développer de nouvelles sources de revenus allant à l'encontre du cycle des matières premières. (Clement Uwiringiyimana et Duncan Miriri; Bertrand Boucey pour le service français)