LEAD 1-E.ON-L'accord gazier avec Gazprom a soutenu l'Ebitda au T1

mercredi 11 mai 2016 09h03
 

(Actualisé avec des précisions, citation, contexte, cours de Bourse)

FRANCFORT, 11 mai (Reuters) - E.ON a annoncé mercredi un bénéfice brut en hausse de 8% au premier trimestre, évoquant l'effet positif d'un accord gazier conclu à des prix revus en baisse en mars avec le russe Gazprom.

Ce contrat a permis à E.ON de dénouer des provisions constituées les années précédents. Sans cela, le solde aurait été un peu inférieur à ce qu'il était un an auparavant, en raison des pressions subies par le pôle production d'électricité que la première société allemande de services aux collectivités compte toujours scinder dans le courant de l'année.

"Nos résultats du premier trimestre indiquent que certaines parties de nos activités opérationnelles habituelles restent sous pression", a dit le directeur financier Michael Sen. "C'est pourquoi il est d'autant plus important que depuis le début de l'année, la transformation d'E.ON se soit déroulée conformément au plan".

L'excédent brut d'exploitation (EBE, Ebitda) est ressorti à 3,1 milliards d'euros, au-delà du consensus Reuters qui le donnait à 2,91 milliards.

E.ON table sur un Ebitda annuel de 6,4 à 6,9 milliards d'euros et sur un bénéfice net de 1,5 à 1,9 milliard d'euros. Au premier trimestre, le bénéfice net a augmenté de 30% à 1,31 milliard d'euros (consensus: 1,22 milliard).

Le groupe allemand a fait état d'améliorations opérationnelles dans le négoce de gaz, ainsi que d'améliorations locales en Grande-Bretagne, en Suède et en Roumanie. Il a ajouté qu'il avait mis en service deux parcs d'éoliennes et une nouvelle centrale thermique aux Pays-Bas.

Uniper, la filiale regroupant la production des centrales électriques et le négoce énergétique qu'E.ON compte scinder, une opération sur laquelle les actionnaires se prononceront en juin, s'est engagé en avril à réduire les coûts, à vendre des actifs et à verser un dividende pour conserver ses investisseurs dans un contexte de marché tendu.

L'"utility" a subi en 2015 une perte nette record, la deuxième d'affilée, en raison des dépréciations constituées sur ses centrales électriques déficitaires.   Suite...