USA-La fusion entre Staples et Office Depot abandonnée

mercredi 11 mai 2016 06h01
 

WASHINGTON, 11 mai (Reuters) - Les deux groupes de distribution de fourniture de bureau Staples et Office Depot ont annoncé mardi renoncer à fusionner après la suspension de leur projet ordonnée par la justice fédérale américaine pour non respect des règles de la concurrence.

L'action Office Depot a perdu 26% et le titre Staples 10% en après-Bourse après l'annonce du verdict.

Un magistrat du tribunal de district de Columbia a fait droit à la requête de la Commission fédérale du Commerce (FTC) visant à bloquer le projet de fusion, annoncé en février 2015 par les deux distributeurs. Le juge a estimé que la FTC avait démontré qu'il y a avait une "probabilité raisonnable" que la fusion "porte atteinte de façon importante à la concurrence" dans la vente de fournitures de bureau à des entreprises.

Le juge a ajouté qu'il publierait son avis sous scellé mercredi.

Staples, numéro un américain, a déclaré que le groupe mettrait fin à l'accord évalué à 6,3 milliards de dollars (5,5 milliards d'euros), et verserait à Office Depot 250 millions de dollars d'indemnité de rupture.

"Nous sommes extrêmement déçus que la demande de la FTC pour une injonction préliminaire ait été reçue, en dépit du fait qu'elle n'a pas défini le marché de manière pertinente, et se soit montrée incapable d'apporter des preuves", a déclaré le directeur général de Staples, Ron Sargent.

"Nous estimons qu'il est dans l'intérêt de nos actionnaires, de nos clients et de nos associés de ne pas faire appel de cette décision", a-t-il ajouté.

La FTC a salué "une très bonne nouvelle".

"L'accord aurait supprimé la concurrence frontale entre Staples et Office Depot et conduit en toute probabilité à des prix plus élevés et une moindre qualité de service pour les grandes entreprises qui achètent du matériel de bureau", a estimé Debbie Feinstein, qui dirige le Bureau de la concurrence à la FTC. (Diane Bartz et Noel Randewich; Julie Carriat pour le service français, édité par Danielle Rouquié)